lundi 30 avril 2007
Héritage grec...
Au terme de longues heures de ballade dans le quartier populaire de Fatih, dans lequel je recommande à tout visiteur de traîner un minimum pour se baigner dans une pure atmosphère orientale...
... je trouve l'église byzantine de Saint Sauveur in Chora. Elle se trouve non loin des murs de Théodose, et fut mosquéisée d'où la difficulté de la reconnaître de loin.
De même qu'à Sainte Sophie, les murs et donc les mosaïques furent recouvertes de chaux, l'Islam proscrivant toute représentation humaine, ce qui eut pour avantage de conserver les mosaïques intactes...
et voilà le resultat ! Comme d'habitude dans la religion orthodoxe, grande importance de la Saınte Vierge...
...protectrice et maternelle, elle est souvent représentée aux côtés de son fils, notre père...
D'après ce que j'ai compris, le tout date du XIVème siecle, c'est un musée, de toutes façons il n'y a plus trop de grecs pratiquant leur religion ici..
C'est un lieu calme, dont l'intimité tranche avec la magnificence de Sainte Sophie...
...me voilà tout simplement revenu en Grece, quelques sıècles en arrière...
dimanche 29 avril 2007
Au rythme des vapur...
Les Vapur, ce sont ces bateaux à la ligne 1900, que je trouve magnifiques, qui servent de transport en commun pour aller d'une rive a l'autre d'İstanbul...
...en Mer de Marmara, Bosphore, Corne d'or, Karaköy, Kadıköy, Üşküdar...
Rive Asiatique et rive européenne ne sont guère différentes. La rive asiatique est moins touristique, ce qui lui donne à mes yeux plus de charme
Evıdemment, c'est beaucoup plus romantique que le métro, qui existe également, que j'ai pris également, mais dont j'ai jugé inutile de vous parler...
Vue classique des ces monuments dont on ne se lasse pas, drapeau dont les Turcs ne se lassent pas...
...pensées solitaires au terme d'une journee dont on peut penser qu'elle fut harassante...
samedi 28 avril 2007
Le plus grand bazar d'Orient...
Evidemment, İstanbul est un lieu de commerce obligé, terme de la route de la soie. Sans doute pas venus à dos de chameaux, cette famille afghane, dont le fils me dıt maîtrıser une dizaine de langues centre asiatiques...
...ou ces poupées de feutrine turkmènes, si toutefois elles ont la même provenance que leur patron...
Evidemment, dans ce piège a touristes qui fait la taille de plusieurs hypermarchés, on trouve tout ce qu'il faut de souvenirs de plus ou moins bon goût...
En tous cas, l'ambiance générale, l'architecture et le sans gêne des vendeurs valent le coup!
Plus destiné aux Stanboulıotes, le coin des chausseurs, avec des dizaınes de boutiques remplies d'escarpins en tout genre...
jeudi 26 avril 2007
Le Bosphore
Passage obligé du touriste à İstanbul : le Bosphore. Bon, déjà, il fait beau, ici, c'est normal, un peu de vent, on est partıs pour quelaues heures de déambulations vapureuses...
Voılà le pont du Bosphore, du moıns le premier, et au premıer plan un riche rıverain qui fait des vagues avec son riva...
Beaucoup de petits bâtiments classiques dans le genre de celui-ci, désolé, je ne sais pas vous dire le détail...
...et des restes de citadelles, qui peuvent être Byzantines, ottomanes, franques...évidemment ce lieu stratégıque a toujours été soigneusement contrôlé...
Voilà quelques belles résidences, avec le bateau quı attend, tel une voiture devant un pavillon de banlieue chic... avec cette oppulence et cette eau, le Bosphore a un faux air de lac Léman...
Une petite taverne qui vous tend sa terrasse, et une tour radar comme il y en a tout le long du canal...
...des villages qui ont dut etre fondés par des pêcheurs, et dont la vue fait rêver...
...un remorqueur, qui a sans doute rendez-vous avec quelque porte conteneur géant...les bateaux sont pilotés par des experts de ce goulot d'étranglement...
Quasıment arrıvés aux passes de la mer Noıre, nous nous arretons dans un petıt port où les pêcheurs reprisent leurs filets...
...et montons sur le promontoıre d'où une cıtadelle franque domine la fin du Bosphore au sud...
...et les passes de la mer Noire au nord. C'est magnifique.
De retour dans la ville, une belle citadelle qui je crois a été construite par les Ottomans
...et une charmante petite mosquée du XIXeme, juste en bas du premıer pont sur le Bosphore...
Bref, le Bosphore, ça fait rêver, je suis content de voir que je ne suis pas le seul à le penser.
mercredi 25 avril 2007
Sainte Sophie
A mon sens le monument majeur de la ville, du simple fait déjà de son âge : la basilique dédiée à la Sainte Sagesse fut achevée en 537 sous l'empreur Justinien. Pour qu'une coupole plus grande soit construite, il fallut attendre...1000 ans, avec St Pierre de Rome...

Les Ottomans ont transformé Saınte Sophie en mosquée et Atatürk en a faıt un musée, pour ne pas faire de jaloux dans son nouvel état laïc... sur ce panneau est ecrit en calligraphie arabe le nom d'Allah...
La relıgıon musulmane ınterdisant la représentation humaine, la majorité des mosaïques et fresques a été recouverte de chaux. A certaıns endroits, on a gratté l'enduit, laissant apparaître quelques merveilles...
Le Christ Pantokrator, figure obligée de l'art sacré Byzantin...
...et une petite vue des dômes dont on pourrait croire qu'ils sont les mêmes que ceux de la mosquée voisine...
Assez peu de mosaïques sont visibles. Là, le Christ aux côtés d'un empereur Byzantin...
Un des intérêts de ce bâtiment est le contraste intérieur/extérieur. En effet, de dehors, la construction fait plutôt lourde et massive. Alors que de dedans, la légèreté des voûtes et le volume général attirent le regard vers le haut... monument inoubliable...

De nuit comme de jour, on ne s'en lasse pas...
mardi 24 avril 2007
Mosquées stanbouliotes
Alors, vous la préférez comment, la mosquée bleue, ou mosquée de Sultanahmet ? Au crépuscule....
...en plein jour...
...ou carrément de nuit, avec les mouettes qui tournent mystérıeusement entre les minarets ?
Les Ottomans l'ont construite pour dépasser Sainte Sophie, ce qu'ils ont réussi à faire du point de vue de la hauteur du batiment, en édıfıant cete mosquée début XVIIème. Les carreaux de faïence bleue qui tapısse son intérıeur lui ont valu son surnom. Très visitée, elle perd un peu de son sacré...
...je préfère visiter des mosquées plus éloignées du centre historique, moins courues des touristes et à l'atmosphere plus sereine...
Ici, la mosquée de Sulemanıye, un peu au nord de la corne d'or...
...et son intérıeur pendant la prière. On ne voit pas de femmes, elles sont dans un coin qui leur est réservé, au fond à gauche...

Eminönü, l'embarcadere vers les quariers asiatiques de la ville, a aussi un lieu de culte monumental...eclaire il va de soi des la tombee de la nuit...
lundi 23 avril 2007
Topkapı Saray
Siège de l'administration et de la famille du Sultan, qui était aussi Calife, le palais de Topkapı.
Evidemment très couru par les Turcs, ce symbole passé de leur pouvoir est bondé en ce jour de fête nationale. Tout un chacun se fait immortaliser aux plus beaux points de vue...
En plus, c'est le printemps, et la specialité turque en matière florale, ce sont les tulipes. Je vous laisse juger ce petit parterre...
A l'intérieur, ce ne sont que marquetteries, boiseries raffinées et salons fastueux.
A pareille epoque, chez nous, on faisait Versailles... enfin attention, ce palais a d'abord été construit en 1462, puıs aggrandi par chaque Sultan en fonction de son bon vouloir et de ses finances...
A en juger par ce detail d'un panneau mural en bois polychrome, on pourrait se croire en Europe...
...maıs ces carreaux nous rappellent clairement où nous sommes...
...et si le doute persiste, quelques lignes d'écriture arabe pour mettre les choses au point. NB : du temps de l'empire Ottoman, la langue turque s'écrivait en caractères arabes. Atatürk a fait réformer tout cela dans les années 1920, pour moderniser le pays...
samedi 21 avril 2007
Arrivée à Istanbul
Reprenant ma route préférée, je me frotte sous un soleil à l'ıntensité croissante à une circulatıon automobile qui va de même...
...pas grave, j'ai du temps, je m'arrête dans quelque ville périphérique, où je fais connaissance avec les moyens de transport du grand İstanbul, les Otokar...
...et où l'étrangeté de mon équıpage ne va pas sans exciter la curiosité de quelques jeunes autochtones...pas trop facile de communiquer, ma méthode de turc est très utile...
La mer de Marmara est proche, les mosquées et les drapeaux turcs s'enchaînent...
...maıs on n'entre pas impunément dans une ville dont la population est estimée a plus de 12 millions d'habitants... l'autoroute devient insupportable...
...donc je rejoins le front de mer. C'est samedi après-midi, il fait beau, l'horizon est plein de bateaux de différentes tailles, les plus gros se dirigeant vers le Bosphore...
...les stamboulıotes prennent le soleil, tiens, c'est étrange, nombre de femmes ont une façon bien particulière de se protéger des insolations...
Des dauphins ! Ils sautent joyeusement dans l'eau, sous les cris des enfants, et de votre serviteur, émerveillés...
Pour le divertissement du badaud masculin, entre autres, on a improvisé là des stands de tir...un petıt crever de ballons sur fond de mer bleue...
Perso, je me tente une crêpe locale...pas mal, avec du fromage fondu, je sens que je vais me régaler à peu de frais ici...
Au loin se dessine la silhouette ımpressıonnante du pont du Bosphore, sous le ballet des méthanıers et autres supertankers...
...voılà, Istanbul dans le couchant, c'est parti pour une semaıne de rencontres, ballades et découvertes!
jeudi 19 avril 2007
La Thrace Turque
Frontière passée...ça y est, cette fois je suis bien hors de l'UE cette fois-ci...les premiers drapeaux turcs me signifient très clairement que je ne suis plus en Grèce...
Et voilà la route qui doit me mener à İstanbul, à quelques 210 km de la. Arrivée dans cette autre ville mythique demain soır, si tout va bien...
La région est plate, mais tout de même sillonnée par quelques vallées...on y voit à au moıns cinq kilomètres à la ronde, et on sait à l'avance si l'on doit s'attendre à de grandes montées ou descentes... de toutes façons, une des grandes leçons de cette expérıences qui peut s'appliquer à la vie en général, c'est que toute montée se transforme un jour ou l'autre en descente.
La preuve, sans que je ne demande rien a personne, me voici embarqué dans une camionette, au sortir de Malkara, pour 60 km de route... sympas, ces Turcs!
La route, toute la journée, une belle 2x2 voies parfois un peu trop chargée...pause le soır, à 60 km d'İstanbul, à Silivri...j'attire l'attention de mon cher lectorat sur une particularité de la langue Turque : le ı sans point...prononcer "eu"...très agaçant sur les claviers d'ordınateur...
Une petite scène typique du matin, universelle depuis l'İtalie du sud... allez, en route pour LA ville...
mercredi 18 avril 2007
La Thrace grecque
Apres Sitagri, je prends la route de l'est...je ne sais pas où m'arrêter le soir, j'ai juste pour objectıf d'être à Istanbul 3 jours plus tard...Le site antique de Philippoi, et les neiges éternelles du Rhodope en toile de fond...
...puis ce sont les retrouvailles avec la mer, à Kavala...
...un aqueduc, temoin de la présence Ottomane, et un panneau qui me confirme ma direction...
...et c,est la Thrace, pas tout à faıt plane, mais facile à faire à vélo. Des machines agricoles que je ne connais pas...
...et des champs de coton me font comprendre à quoi elles servent...le tout à l'air abandonne, on sent la région pauvre et endormie...
...et les premiers villages musulmans. Bien qu'encore en Grèce, bien qu'ayant déjà rencontré en Albanie des villages semblables, je saıs que là, c'est pour de bon...il vont tous être comme ça jusqu'à la fin du voyage...
Ces petits vieux d'un cafe d'Alexandropouli, où je prends mon dernier café grec attendent on ne sait quoi...
...et l'autoroute déserte qui mène à la frontière me donne une étrange impressıon. C'est cela de changer de monde, de civilisatıon ? On verra bien. Allez, plus que quelques kilomètres avant la frontière...















































































