lundi 4 juin 2007
Antakia - Lattakia
Allez, gule gule Turkyie, après quarante jours dans ce pays fantastique, et un peu de triche par le bus pour gagner Antakia, l'antique Antioche, me voici dans les montagnes qui séparent la Turquie de la Syrie voisine... derniers mots dans la langue d'Atatürk...
...et c'est le poste frontière Syrien. Point comme je l'imaginais de sévères policiers qui veulent à tout prix me fouiller et me poser des questions dérangeantes, tout le monde semble content de me voir, et me souhaite la bienvenue. Fait marquant : omniprésence du portrait du président de la république, Bachar el Hassad. Il faudra s'y habituer, ici...
dimanche 3 juin 2007
Kadirli
Ghokan waits for me in Kadirli. My last turkish host teaches english in primary school, he welcomes me warmly, with all his family.
We have good speechs together, and as he traveled to Europe with Interrail last year, we can exchange our experiences. He has even been hosted by Lena, in Athens, remember me two months ago, I was hosted by the same person. It's a small world...
Together, we go a few minutes to a wedding party, but here weddings are completely publics, it seems that all the city is invited. Actually, Ghokan explains me that for a weddimg here, you should invite all your colleagues, all your neighbours, the same with your parents, usually all the family is invited, and it's very common here for all a family to live in the same city.
I must admit that to go to Kadirli, I cheated. I took the coach from Alanya to Adana, and then from Adana to Kadirli. I had no other solution, my friend Anne will be very soon in Damas, I have to join her within a few days...2 to be precise! A last bicycle check, and I'm ready to cross the border!
vendredi 1 juin 2007
D'Alanya à Adana
Le temps presse, pour rejoindre Miss Fonteneau, une vieille camarade de voyage avec qui on a prévu de se faire la Syrie en une semaine, je dois accélérer le pas et mettre mon matériel dans un bus qui relie Alanya à Adana, 400 kilomètres plus loin sur la côte, à l'est.
C'est bien dommage de ne pas avoir fait ce trajet à vélo, bien que parfois un peu abrupt, il est superbe.
Tiens, regardez par exemple ce cimetière sur les pentes de la forêt... on ne pourrait rêver d'un endroit plus tranquille pour dernière demeure...
Et ces falaises magnifiques, sous le soleil de la fin d'après-midi, non, c'est impossible de manquer cela, il faut à tout prix que je revienne !
L'entrée dans l'agglomération de Mersin, à 70 km d'Adana, et le retour à la plaine après quelques 300 kilomètres de montagnes... une des dernières grands mosquées ottomanes se trouve sur la route...
...et la toute dernière se trouve à Adana, elle vient semble-t-il d'être construite et ses six minarets pointent majestueusement vers le ciel. Dommage que je n'ai pas trop de temps à passer en Adana, j'adore les grandes villes et celle-ci compte 1.2 millions d'habitants...
jeudi 31 mai 2007
Antalya
Et voilà Antalya, la grande ville touristique de la côte sud, où je découvres avec joie l'une des rares spécialités turques que je n'avais pas encore goûtée : les manti, sortes de ravioli miniatures que l'on mange avec du yaourth et une sauce légèrement épicée...un délice...
Je suis accueilli par une troupe de collocs plutôt sympa, un peu plus jeunes que moi et étudiants en médecine. Berke, romantique et musicien nous fait une petite démonstration à la guitare...
...et son copain Mani, plus terre-à-terre, me parle longuement de ses origines iraniennes et de ce pays magnifique que je rêve également de découvrir...
Gomze, dont le prénom veut dire fossette, ne trouve rien de mieux a faire que s'endormir, malgré le repas français que je me fais un devoir de préparer à la joyeuse bande...
Aller à Antalya, c'est forcément prendre un peu de temps à Aspendos, pour voir l'amphithéâtre romain le mieux conservé du monde antique...superbe, on s'y croirait.
L'édifice est encore en fonction, notemment pour un festival annuel de musique, qui commence fin juin...
Ajoutez au tout un décor naturel magnifique, complètement méditerranéen... on s'imagine en toge assister aux tragédies et faire des commentaires sur la politique impériale ou la qualité du travail des esclave Numides...
lundi 28 mai 2007
Atatürk
Il est une figure incontournable en Turquie, celle du fondateur de la république et de la Turquie moderne, Mustafa Kémal, dit Atatürk.
Pour faire vite, il est né en 1881 à Thessalonique, la ville faisant à l'époque partie de l'empire ottoman. Il a bataillé pour faire des études, commence par étudier les mathématiques puis entre a l'école militaire.
Il sort lieutenant en 1905 et prend alors part à différentes organisations visant à renverser le sultan, ce qui lui vaudra d'être emprisonné.
Puis la guerre des Balkans en 1912 et surtout sa victoire sur les alliés au cours de la bataille des Dardanelles lui confèreront un statut de héros militaire incontestable.
Il prend un rôle militaire, puis politique croissant dans les guerres qui marquent la fin de l'empire Ottoman, jusqu'à être élu président de la République en 1923, poste qu'il occupera jusqu'à sa mort, en 1938.
Bien qu'ayant été plus un dictateur qu'un chef d'état élu démocratiquement, Atatürk a réussi à faire de la Turquie l'état moderne qu'elle est de nos jours.
Il a également été a l'origine de changements forts comme le passage du calendrier arabe au calendrier grégorien en 1926, ou le passage de l'alphabet arabe à l'alphabet latin en 1928. Il rend l'école obligatoire pour filles et garçons, impose à tous le port d'un patronyme en 1934 et adopte pour l'occasion le nom d'Atatürk, père des Turcs.

Les femmes obtiennent le droit de vote en 1934, les vêtements traditionnels ottomans sont délaissés au profit des costumes à l'occidentale...de grands travaux de modernisation, construction de routes sont menés à travers le pays.
Atatürk a réussi à faire de la Turquie un pays en route vers la modernité, au travers d'un système politique qui a survecu à son fondateur. Les Turcs en sont très fiers, comme en témoignent ces quelques images.
Encore aujourd'hui, et plus que jamais face aux menaces qui planent sur l'intégrité de la constitution laïque du pays, l'image de Kemal est omniprésente...
mardi 22 mai 2007
Marmaris - Antalya
Voici le lac de Köyceğiz, au petit matin, le lendemain de mon départ de Marmaris. Je tiens a dire que j'ai fait Marmaris-Köyceğiz, 62 km en 3 heures chrono sans poser le pied a terre...avec deux cols a 550 m sur le chemin...
Bref, trêve d'apologie de mes modestes performances, la région est méchamment accidentée. La journée du lendemain consiste principalement en une lutte sans merci contre la gravité. Ma victoire se traduit par l'arrivée a Kalkan, beau port sur une crique qui plaît beaucoup a nos amis les anglais..
Le temps de vous faire partager cet étal de fruits multicolore, et je vais me reposer du sommeil du juste.
Le lendemain a l'aube, me revoici sur la route, avec les dernieres îles grecques, qui sont a moins de cinq kilomêtres de la côte...encore une raison de comprendre les relations parfois tendues entre les deux pays...
Bon, apres Kaş, les difficultés surgissent...côte super raide, ma carte n'est pas assez précise, mais il me semble que la route chemine a plusieurs centaines de mêtres au dessus du niveau de la mer, pourtant pas si lointaine...
Heureusement, le salut m'apparait en la personne de Mehtin, livreur de meubles qui rentre a Antalya ou il m'offre de m'emmener. Teşekir ederim, arkadaş, je me contenterais de m'arreter a Cirali, ou je suis attendu. Belle rencontre avec Mehtin, malgre mon peu de turc et son peu d'anglais, nous arrivons a communiquer. Il me parle de sa foi, de sa famille, et je comprends! Inoubliable...
Cirali, c'est un petit village anciennement de pecheurs, devolu de nos jours au tourisme, mais dans une version plutot raisonnee et ecolo.
Cela dit, pas sur que les tortues de mer kareta-kareta, dont la plage est le pondoir favori apprecient cette compagnie...
...pas evident de concilier tourisme et ecologie,`dans ce pays qui ne demande qu'a se developper. Je ne pousse pas le vice jusqu'a aller observer la ponte qui se produit de nuit, il parait que les cheloniidées n'apprecient pas du tout. Je me mets a leur place et je comprends...
En attendant, Cirali, c'est une bonne rencontre avec Adile, qui tient un resto sympa et qui fait tres bien la cuisine, et deux de ses amies allemandes Bea et Vlasta. Bonnes discussions, je m'etonne a discuter en allemand...tres paisible, ca change, ca fait du bien!
Et le lendemain, une petite trotte de 80km, sur une route qui ne monte pas trop, et qui se charge de vehicules a l'approche de la grande ville, Antalya...
samedi 19 mai 2007
Marmaris et sa vie nocturne...
Marmaris, c'est une station balnéaire, avec une vie nocturne assez développée. Mon hôte, Anıl est grand adepte de soirées en tous genres, et ce soir, c'est soirée déguisée.
L'avantage, avec Anıl, c'est qu'il a travaillé dans un grand hôtel, et a encore des contacts avec l'équipe d'animation. İl nous trouve donc des costumes de mexicains, plutôt sympas...
...ce qui nous permet de faire impression au milieu de cette joyeuse foule travestie...
...C'est aussi ça, la Turquie moderne, finalement, pas grand chose qui fasse la différence avec (autre?) un pays d'Europe...
...à part que les gens ont des costumes que l'on trouve peut etre un peu moins communément chez nous...
Bref, soirée mémorable, même si je ne comprends pas tout ce que les gens disent entre le turc et le bruit...
On s'est bien amusés, n'est ce pas, Anıl?
mercredi 16 mai 2007
D'İzmir a Antalya - L'Egée du sud
Au sud d'İzmir, on trouve pas mal de stations balnéaires, telles que Kuşadası. Pas mal d'étrangers, notemment d'anglais...
Puis en continuant au sud, on trouve Bodrum, alias Halicarnasse. Belle nature, pas mal de montées abruptes...
...et des infrastructures tousistiques developpées et destinées à une clientèle fortunée...
...ce n'est pas trop mon truc, je préfère observer les détails amusant des différences linguistiques...
...ou ces petites constructions sur le bord des routes qui doivent servir d'abri ou de hangar, un peu comme les trulli, dans les Pouilles, au sud de l'İtalie...
Allez, on reprend la route. Essayant de m'éloigner de la route principale, je m'enfonce et me perds dans les montagnes. C'est beau, mais autant vous dire que l'esthétique n'est pas votre première préoccupation quand vous ne trouvez rien de mieux a faire de vos journées que de vous ballader dans les pires montées sur des routes pleines de trous, avec 40kg de matos...
Oh, la mer...je l'avais oubliée, celle-là...allez, repos dans la première pension venue, après 60 km dans les montagnes, rien de tel qu'une bonne nuit pour vous remonter le moral...
Le lendemain, le soleil brille mais la route que je suis longe la mer à quelques dizaines de mètres...personne, sauf moi...
Une famille petit-déjeune sur la route peu frequentée. Alors que je leur demande si je suis dans la bonne direction, ils m'invitent à partager leur repas. Malgré la langue, nous arrivons à échanger quelques petites choses...beau moment...
la route n'en est pas vraiment une, c'est une piste qui domine la mer bleue. La piste est abritée d'arbres, ce qui la rend plus agréable...
Et au terme d'une route assez épuisante qui dure un jour de plus que prévu, c'est enfin Marmaris, avec ses montagnes qui entourent la baie...
...et le commerce pléthorique des vacances au soleil, bénificiant notemment d'une importante clientèle anglaise...deux jours de repos ne me feront pas de mal...
jeudi 10 mai 2007
Pergame
Bon vous me direz, encore des vieilles pierres ? Et ben oui, un tas de vielles pierres, qui a une paricularité : se trouver sur une colline, d'où le nom d'Acropole pour la citadelle en question, celle de Pergame.
Il reste tout de même des constructions romaines, comme le sanctuaire de Trajan,
...un amphithéâtre, je vais commencer a être spécialiste en la matière. Celui-ci est en mauvais état mais offre une vue magnifique sur les environs.
Bon, voila, les restes d'un temple antique, notez que nos voisins et néanmoins amis Allemands ont emmené chez eux au XIXème un bel autel qui subsistait...
...et l'on remonté à Berlin, dans un musée spécialement conçu pour. Les Turcs estiment que c'est du vol, et en exigent depuis lontemps, la restitution...
Moi, je siffle la haut sur la colline assez calme entre les charretées de touristes qui y débarquent, et regarde pensivement le lac artificiel voisin...
mardi 8 mai 2007
Ephèse
Remarquable bibliothèque de Celsus, désolé, je ne sais pas de quand elle date.
... et les reste d'une villa qui a du être belle car richement décorée. D'ailleurs, elle décore certains billets turcs.
Des restes de mosaïques, ça me rappelle Pompei...
...et la perspective générale de l'avenue principale de la ville. Pas trop le temps d'explorer Ephèse, la chaleur et le manque d'ombre rendent la visite assez insupportable. Remarquable, toutefois...
...avec un dernier petit amphithéâtre, pas trop grand et en bon état...
L'Eglise des Sept Dormants, à proximité, a ceci de particulier d'être vouée à un miracle considéré comme tel par les Chrétiens et les Musulmans... Sept jeunes garçons persécutés pour leur foi se seraient cachés là et réveillés, selon les religions...170 à 300 ans plus tard !
Fatigués par tant d'émotions, Emrah et moi nous offrons un peu de repos dans une grande tente traditionnelle où on sert d'excellents ayran maisons, une sorte de yaourth liquide très légèrement salé et très raffraîchissant...
Voilà ici ce qu'il reste du temple d'Artémis, considéré en son temps comme l'une des sept merveilles du monde antique...plus grand chose, un peu décevant, même avec de l'imagination...
Moins lointaine, l'ancienne basilique Saint Jean, qui fut édifiée par les Byzantins au VIème siècle, une des plus grandes églises de l'epoque. Saint Jean, apôtre du Christ a fini ses jours dans les environs...
...de même que la Vierge Marie dont on dit qu'elle aurait habité dans les parages. Il y a même une maison dite de la vierge, mais bon, je n'ai pas poussé jusque là...
Voilà la basilique en vue d'ensemble...
...et sa concurrente, la mosquée, plus récente, en contrebas.
De face...
...et de l'intérieur, avec quelques fidèles et l'immam en prière. İl doit s'agir d'hommes pieux car la proximité au mihrab est signe d'une grande foi et d'une patique intense.
Classique des mosquées et créateur d'une ambiance peut-être plus chaleureuse que dans une église : les tapis, le fait d'être tous pieds nus, et les lustres très bas...
Dehors, des stèles funéraires dont les propriétaires ne se soucient sans doute plus...














































































