dimanche 10 juin 2007
Alep
Alep is supposed to be one of the oldest city in the world still inhabited. At least, it's the second city of Syria, and as you can see, a great mosk stands in the centre. It was build by the Omeyyades dynasty, as well as the one in Damascus.
As every big mosk in the middle east, this one is a place to pray but as well a place to meet. All day long families invest the yard...
...and all kind of children play, really happy when a nice tourist like me agrees to take a picture of the group. "What's your name?" or "from which country?" are ther most frequently asked questions...it is sometimes hard not to get fed up with it...
I did not understand why those old guys sit here. They all seem to be blind; maybe they are praying, and hope for a miracle...
This view is taken from Mohammed's window. Mohammed invites us for a tea and an argila, this water pipe so popular from Turkey to Marocco, in all the arabs and muslims countries. It is the center of Alep, rush hour at about 11 in the night...
Mohammed studies english litterature, I really hope for him he can leave Syria one day to study abroad, and improve his knowledge of english, already very good. Shoukran, my friend, mabruk and I hope to see you again one day, inch'allah!
Syria and the other arbs countries af the area are well known for their different Christian communities, remaining here 2000 years after Christ (supposed) resurection.
It's a bit uncommon for us, but here, you find churches with everything inside wrotten in arabic...
...evan the bible, where the word Allah stands for God. In fact, as many people I met, all believers of the 3 monotheists religions are brothers, all are sons of Abraham (Ibrahim if you prefer) and God is one, common for everyone...
This kind of peace message should be better diffused nowadays, here and in Lebanon...this is the Greek orthodox church, similar to the one I saw few weeks ago in Greece...
In the small streets of old Aleppo, we found as well fine Ottomans palaces, as well as I saw in Istanbul or Damascus...with refined gardens, so nice in these hot june afternoons...
Aleppo fortress is impossible to miss, on a rock around 30 meters over the city's level. Fist a royal palce built 1230 a.d., part of it was destructed by Mongols.
Of course, there is a mosk on top of the castle...
...and inside very beautiful rooms with wooden ceilings incredibly refined.
jeudi 7 juin 2007
Palmyre
Ce que je vous conseille de faire, si un jour vous allez dans un désert, c'est de vous lever tôt pour voir le soleil se lever, car c'est beau. Si vous avez un château Ottoman sur une colline sous la main, c'est encore mieux.
C'est notre cas, et après avoir battu tous les records de réveil, nous voici sur le colline, à la porte du château en question, contemplant le site qui s'estend devant nous.
Les dunes ou plutôt les montagnes sont magnifiques, la lumière du matin leur donne une couleur unique, et un relief qui disparaît dès que le soleil se met à cogner, vers 10 heures.
De multiples civilisations sont superposées dans les ruines de Palmyre, la plus célèbre figure de la cité reste le reine Zénobie, qui y défia les romains au troisième siècle de notre ère.
Belle perspective de l'allée centrale à colonnes de plus d'un kilomètre de long...
...et vue du site où peu de monde se presse ce matin, car il est encore tôt, et de toutes façons, le climat politique rend la region peu attractive pour les étrangers...
Notre bon Bachar veille, omniprésent jusqu'aux pare-brises des voitures où il apparaît ici en autocollant...la classe...
Je préfère m'intéresser aux innombrables statues du musée national; celles-ci obstruaient les caveaux de leurs propriétaires, enterrés dans les tours funéraires que nous visitons l'après-midi...
A quelques kilomètres de là, ces grandes tours servaient de dernière demeure à des centaines de riches Palmyréens...
Une dernière vue du cahteua qui surplombe la ville, dans la lumière plus douce de la fin d'après-midi, et une petite ballade dans la palmeraie...
...où nous rencontrons Khadidja, qui bien que ne parlant que l'arabe, nous invite à prendre le thé dans son jardin...c'est beau, l'hospitalité orientale...
mardi 5 juin 2007
Damas
A Damas, je suis rejoint par ma vieille complice de voyage, qui vient passer une semaine de vacances en Syrie avec moi. Nous sommes hébergés dans un quartier populaire de la banlieue de la ville par Ahmed, encore une belle rencontre.
Il y a des dizaines de choses à voir au centre de Damas, du reste l'une des plus vieilles villes du monde encore habitées. Entre autres, la mosquée des Omeyades, construite au XVIème par la dynastie au pouvoir, l'une des plus grandes de la région et l'une des plus saintes du monde musulman.
La cour est un lieu de vie, où les gens se retrouvent pour discuter, prendre pause à l'ombre...
...véritable aubaine pour les enfants qui courent et jouent dans un vacarme pas toujours compatible avec le recueillement qui devrait prévaloir dans ce genre d'endroit...
Les Chiites, le second groupe en importance au sein de la communauté musulmane, ont aussi leur lieu saint à Damas, il s'agit de la tombde de la fille du prophète Hussein. De nombreux pélerins, notemment Iraniens, viennent prier ici.
Le centre de Damas regorge d'endroits étonnants, par exemple ce palais Azem, contruit au XVIIème par le gouverneur de Damas. On sent la civilisation locale à son apogée : murs multicolores, bassins amenant douceur et intimité dans le jardin, arbres en fleurs...
Des jardiniers pas trop stressés s'occupent des plantes, malgré leurs casquettes, la tranquilité et la nonchalance qu'ils arborent n'a pas du trop changer depuis que ce palais existe...
Et l'intérieur riche de meubles marquetés, incrustés de nacre, d'os ou de pierres semi-précieuses laisse imaginer que d'importants personnages ont du comploter sous les plafonds colorés de ces salles fraîches...
Anne fait sa pause, sans doute fatiguée par la chaleur, à côté de deux jeunes filles voilées et au traits bien différents de ceux du reste de la population. Normal, elles viennent de Malaisie...
A deux pas du palais, le vieux souk. A l'orientale, plein de marchands qui crient, qui nous accostent impunément, et qui semblent faire partie de ce décor de petites boutiques aux etagères croulant d'une multitude de produits...
Anciens caravanserails, les khans. On en trouve dans les souks, il s'agissait de garages à chameaux où les marchands venus des quatre coins du monde pouvaient également se reposer et se restaurer...
...avant de vendre leur marchandises dans des échoppes prévues à cet effet.
Celui ci est en bon etat, et a été occupé par les services culturels de l'ambassade d'Espagne qui a fait du bon boulot en y organisant une exposition : Sur le sol de la salle principales, de poèmes calligraphiés en arabe...
...et dans les anciennes boutiques, sur les murs blancs, d'autres poèmes calligraphiés en rouge. Belle impression de calme, qui tranche avec le vacarme un peu fatigant des petites rues du souk...
Allez, une petite pizza locale pour se remettre d'aplomb, on s'en sort pour moins de cinquante centimes d'euro à deux, ce qui est plutôt pas mal...la vie en Syrie est la moins chère des environs, je crois que même en Albanie c'était plus cher...
Une église Arménienne, du moins catholique Arménienne. La région est majoritairement musulmane sunnite, mais il faut préciser que 200 000 chretiens vivent en Syrie, la première communaute chrétienne étant arménienne. On distingue les Arméniens catholiques et orthodoxes, ayant fui la Turquie et les massacres de 1915 ; les Grecs catholiques et orthodoxes (pas d origine mais de rite grec); les maronnites qui viennent du Liban, les catholiques romains dis latins, les Syriaques et les protestants.
Damas est une capitale qui fait très pauvre, le pays est fatigué des bientôt quarante ans de dictature des Assad. Pas d'internet à part des modems et donc des connections incroyablement lentes, peu d'électronique en géneral, peu de grandes sociétés internationales présentes...
...et par contre des portraits à tout bout de champ du gentil président Bachar el Assad, ophtalmologue de formation, anglophone et francophone, dont on prévoyait qu'il ouvrirait son pays et renoncerait à la politique de grande Syrie de son père...espoirs déçus...











































