samedi 24 février 2007
Trieste
Après 120 km que mon Ludo croyait ne jamais pouvoir faire, nous arrivons d'abord au bord de la mer, où les silhouettes de cargos laissent presager l'approche d'un grand port...
...puis à ce point de vue que l'on appelle Miramare, dont je laisse aux plus sagaces deviner la signification...
Et voilà il molle de Trieste, cette jetée accollée au centre ville où tout le monde traîne à un moment ou à un autre...
Et voila notre colloc de folie, ou vivent en symbiose : Sergio, Barbara, Paula
...encore Barbara, notre contact www.hospitalityclub.org, grazie mille, ragazza, ha statto molto bello incontrarvi, spero tornare avostra casa...
...Davide, son copain, ici à côté de Ludo qui ricane dans son coin et dans sa barbe...
..et les invités d'un soir qui auront la chance de goûter la spigola à la crème de poireaux, lumineuse idée de Ludo... Jelena, Giulia, Silvia, Angela...
...encore Jelena, la Croate, Ruth la Mexicaine et Silvio.
Comble du luxe : Sergio, Portugais de son état, est virtuose de guitare, ce qui met une ambiance particulièrement douce dans les fins de soirée...
Côté historique, le camp de la Rizera, construit et exploité par les allemands lors de la seconde guerre mondiale. Une chambre à gaz et un four crématoire y ont même fonctionnés peu de temps. Le seul camp d'extermination de l'Italie, dont la particularité assez glaçante est qu'il se fond dans l'environnement de la zone industrielle, au sein même de la ville.
Entrée gratuite, ouvert tout le temps, à voir.
jeudi 22 février 2007
Nord de Venise - Caorle
Allez, adieu la Sérénissime, nous offrons à nos vélos un petit tour de bac pour quitter Venise... il fait un peu gris, c'est la fin du carnaval,
...il semble que la vie reprenne son cours habituel dans la cité des Doges... tiens, une paire de bétonneuses qui passent sur une barge devant la place St Marc...
Et l'ancien cimetière juif, sur l'île de Lido di Venezzia, qui défie tranquillement le temps, avec ses stèles qui me rappellent le but de mon voyage...
Il faut y aller, le genou de Ludo est encore assez fragile, mais on y croit... sans trop se presser, nous passons les stations balnéaires endormies, qui comme partout en cette saison se font faire une beauté en attendant les beaux jours, qui mine de rien, approchent...
Faute d'hébergement, nous décidons d'établir notre campement à Caorle, sur la côte, près d'un canal, à l'abri du vent. C'est l'occasion de monter la tente, de sortir le réchaud et de nous faire une inoubliable assiétée de pâtes à la tomate...

dimanche 18 février 2007
Venezia...che bella...
Bon, salut à tous, toujours dans un souci d'optimiser mon temps de connection, voici un petit aperçu de Venise. Point important, j'y ai été rejoint par mes amis, de Droite à gauche : Beryl, Raf, Ludo et Anne. Notez bien que c'est moi le plus à gauche de la bande...
Evidemment, comme c'est le carnaval, les filles se font orner le visage d'harmonieuses volutes...
...et vous noterez que Beryl a assorti la couleur de son maquillage a celle de ces yeux...charmant!
Les hommes préfèrent philosopher, on pourrait croire que tout sépare Raf et Ludo, en réalité, ils sont capables de parler des heures ensemble... ah, mes amis, si différents et si proches...
Comme je vous le disais, c'est le carnaval, Vénitiens et carnavaleux du monde entier rivalisent d'élégance et d'originalité dans l'art raffiné du déguisement masqué...
Ca, c'est la bauta, le masque qui permet de manger sans se démasquer. C'est Casanova qui en raffolait particulierement.
Toutes ces bonnes gens posent nonchalemment sur la place San Marco, sous les caméras digitales du monde entier...
...pendant que d'autres se donnent en spectacle au café Florian, le plus chic et le plus cher de la ville. Avis aux amateurs, on y facture l'espresso 5€70, je suis interessé par qui peut m'indiquer une adresse plus chère, j'ai un pari en cours...
En attendant, ce sont les marchands de masques qui se frottent les mains...
Tiens, un déguise perdu...sans doute attend-il un vaporetto pour se rendre à une de ces fameuses soirées privées hyper VIP...
Venise, c'est aussi une floppée d'églises, qui rivalisent de richesse et de majesté sérénissime. Là, celle de la Place San Marco...
...ici, celle de la Salute, une des plus belles de la ville...
...quand à celle-ci, milles excuses, je n'ai pas retenu son nom. Je suis preneur de toute information précise...
Tiens, un campanile de travers...en regardant de près, on en trouve pas un qui soit bien droit...sans doute du fait du sous sol, marécageux, et des techniques de construction...
Là, l'intérieur de la basilique de Murano, dont on devine aisement les influences byzantines...
Venise, enfin, c'est des canaux à n'en plus finir, des gondoles et des gondoliers...
...des images d'Italie avec du linge qui sèche aux fenêtres dans les petits canaux les plus éloignés du centre, où le touriste pressé n'a pas le temps de déambuler...
...le grand canal et le pont du Rialto un peu envahi de touristes affamés et en mal de consommation...
...et une belle figure de proue de gondole...c'est triste, les gondoles a Venise...
Venise est aussi une ville incontournable dans l'art contemporain, et ca tombe bien, Raf est aussi incontournable en la matière... nous voici donc au Palazzo Grassi, installé en grande pompe par notre Francois Pinault national aux dépends de l'île Seguin...
Une petite ballade à Murano, où les rues sont moins surpeuplées qu'à Venise. L'île est complètement construite, et habitée, et les habitants excellent dans l'artisanant du verre.
Raf, notre expert en bon goût, a vite fait de mettre la main sur LE magasin le plus élégant de l'île...
vendredi 16 février 2007
Chioggia
Salut à tous, Ô mes fidèles lecteurs... désolé de ne pas mettre à jour regulièrement, j'avoue que c'est un peu difficile de tout concilier... avant de mettre en ligne le WE à Venise, je vous fais un rapide aperçu de la route de Ravenne à Venise, en passant par Chioggia, la petite Venise. Promis, je détaille dès que possible. Les inquiets, sachez que je suis à Rijeka, en Croatie, avec Ludo qui a mal au genou, et que tout va bien...vous pouvez me joindre par mail ou SMS...
jeudi 15 février 2007
Ravenna
Allez, je quitte Bologne pour Ravenne... la route n'est pas trop dure, on est en pleine plaine de Padanie, la plaine du Po, que certains sinistres personnages voulaient et veulent toujours indépendante... je ne m'apesentirai pas sur la politique italienne, qui pourrait faire l'objet de pas mal d'articles, voire d'un blog tout entier, mais c'est une espèce de cirque où tout peut changer du jour au lendemain, où celui qui a de l'argent et des chaînes de télé (je ne pense a personne en particulier) peut devenir premier ministre...bref, la Padania, c'est plat...
...et on y trouve de charmantes petites villes, comme Medicina, au centre ville pavé...
...et au monuments rappelant que le bon goût et la dictature ne font JAMAIS bon ménage...souvenez vous que l'Italie a été fasciste de 1922 à 1943 (si je me trompe dans les dates, merci de me le faire savoir, je rectifierai)...
...et au bout de la Padanie, il y a Ravenne, ville d´importance moyenne, mais qui possède un port énorme, et un peu en décrépitude. En plus, je trouve un temps idéal pour observer ce genre de lieu, a mon sens mystérieux et plein d'un charme rouille...il fait gris, un peu froid, les quais sont déserts...
...et le centre ville coquet tranche complètement avec cette "dirty old town" qu'on s'imaginerait au vu du port...
Marco, qui est patron d'un commerce de vêtements m'accueille dans sont village, Amonite, et pose sur la photo avec son Papa. Marco a aussi fait un voyage en vélo, mais tout à fait différent du mien, vous pouvez le retrouver sur www.viaggiodellasorelanza.it, c'est un voyage de 2000 km entre Ravenne et Istambul, toutes deux anciennes capitales de l'empire Byzantin, donc villes soeurs, et dont les liens ont tendance à se distendre de nos jours...merci Marco, merci pour tout!
mardi 13 février 2007
Bologna
Salut à tous, ne soyez pas inquiets de ce long silence, j'ai un peu pédalé cette semaine et me suis pas mal balladé dans Bologne, ville à mon sens inoubliable...N'hésitez pas à regarder les jours précédents, il y a toute la remontée depuis le sud jusqu'ici...la ville est bien différente de ce que j'ai pu connaître au sud, elle respire l'activité, le brassage, on sent une prédominance de la culture, et une richesse qui transpire des murs des antiques facultés...
...jusque dans les vitrines des boutiques de luxe...
C'est ça, l'Italie, il faut le vivre pour le comprendre : on a dans le même pays les régions les plus riches et les plus pauvres d'Europe, ce qui engendre malgré une langue commune des différences culturelles, de mentalité...
Bologne, c’est la ville universitaire par excellence, avec ses librairies,
et ces gens de l’Italie entière qui viennent étudier. C’est la sœur d’Angela, Rosa, qui m’héberge. Elle vit dans une maison du bonheur qui compte 9 habitants permanents, mais je ne suis pas sûr de tous les avoir vus…Rosa est assez portée sur l’ésotérisme, elle est spécialiste de la lecture des cartes (Italiennes, cf. 13/01, à Minturno) et de la lecture dans les lignes de la main.
Il va de soi que je ne vous dirai pas ce qu’elle m’a dit…Là, elle explique à Giuseppe que s’il veut réussir son examen, il faut bosser.
Dans le genre personnes extraordinaires, on peut noter aussi Giuseppe (oui, encore un, je crois que c’est le nom le plus fréquent, avec Franceso), acteur de théâtre un peu désœuvré, qui rêve de partir en Inde…
Evidemment, en tant que symbole de la puissance du pouvoir, l'art sacré est aussi bien developpé, avec ce superbe exemple de pieta' en bois polychrome du XVIème...
...ou ces arcades gothiques du duomo, la cathédrale de Bologne, dont l'austérité peut faire presque croire qu'elle est romane...d'ailleurs, pour les Italiens, c'est le cas. Désolé, mais pour moi, les arcs brisés sont caractéristiques du gothique..
...et quoi qu'il en soit, comme dans toute église, je ne peut résister à l'éclat intime et chaud des votives...
Bologna, c'est aussi les retrouvailles avec la famille : Julien, le frère de Géraldine, la femme de mon cousin Thibaut (cf Luzarches, 17/11) donc mon cousin. Il est cool, il bosse pour une PME qui vend des logiciels de mesure du vent, et habite avec 3 lascars.
Fabio, ici en pleine discussion avec une pizza,
et Alessandro et Marco, en pleine discussion avec la PS2, sur le thème FIFA 2006. Ils sont tous de coins différents de l'Italie, enfin Ale et Marco sont des Pouilles. Hasard, Ale connaît même le frère d'Andrea, qui m'a hébergé près de Taranto...
Petite excursion à la Basilique de San Luca, qui surplombe la ville...montée de deux km, que je me fais à pied, histoire de changer du vélo...il fait gris, on se croirait en hiver, peut être que c'est parce que nous sommes le 13 février...
E tvoilà la basilique, malheusement fermée quand j'y arrive...
J'ai toujours un faible pour les arcades, qui sont typiques des pays du sud, et pour ces dames un peu agées qui s'y promènent à la tombée de la nuit, en route pour la messe ou le thé...
dans un registre plus grand public, le centre ville de Bologne, avec ses églises, aux clochers de travers. Contrairement aux idées reçues, la tour de Pise n'est pas la seule qui penche, toutes les tours d'Italie penchent...ce sera encore plus évident à Venise.
Et voici la Piaza maggiore, rendez vous des étudiants, dse manifestants, des amoureux, bref, coeur du centre ville.
Allez, Bologne, c'était bien, encore un autre style que ce que j'avais vu avant, on reviendra, je vous conseille à tous un détour par là, c'est pas loin de la France et ça vaut la peine !
jeudi 8 février 2007
Ancona - Bologna
Allez, salut Ancône, salut les ferries, on se revoit de l’autre côté, dans un mois, si tout va bien.
La fin de ma remontée de l’Adriatique passe par toute cette côte touristique, avec des petits ports sympathiques, comme celui de Sénigallia.
Du côté de Pesaro, rien à voir avec l’été dernier : les plages sont vides, pas de trace de tous ces parasols, de ces bars-restos de plage dans lesquels toute famille italienne qui se respecte à un compte, et qui servent du café du matin au dernier apéro du soir des boissons aux estivants…Allez, Bologne est encore à 200km, je n’y serais pas avant la nuit, je dois prendre le train, non sans encore avoir un peu traîné dans la ville de Rossini…
mercredi 7 février 2007
Pescara - Ancona
C’est Emiliano qui m’accueille. Encore un bon, il a vécu 3 ans en Angleterre, est fan de photo, et évidemment me reproche de ne passer qu’une nuit chez lui.
De chez lui, on voit toutes les Abruzzes, enfin pas toute la chaîne, car elle court sur la moitié de l’Italie, mais on voit clairement les cîmes enneigées.
A Pescara, on se sent un peu toujours en vacances...petit café sur la place centrale, le matin et bonne discussion avec mon hôte, un peu torturé, et qui a besoin de mes conseils linguistiques en français...
Sur la route vers Ancône, indubitablement, je sens que je suis dans une autre partie de l'Italie: architecture, conduite, paysages, tout est différent.
Une petite pause au bord de l'eau, histoire de regarder passer les bateaux qui partent d'Ancône vers la Croatie, la Grèce, la Turquie, la Tunisie, Chypre...
Les villages vacances aux couleurs criardes sont vides, tout est en travaux, on dirait que la côte se repose encore de la saison estivale et reprend des forces en vue de l'été prochain...
Et voilà Ancône, le port vers la Grèce, que certains d’entre vous reconnaîtront pour y être déjà passés récemment.
Ancône se mérite, il y a un petit massif montagneux, le Cònero, avant la ville, sur la côte, mais rien de bien méchant.
Le soleil se couche au dessus des Abruzzes...je suis dans les Marches, la province d'Ancône.
A la tombée de la nuit, je suis au centre ville, où je suis accueilli par Clara.
Clara a vécu 3 ans en Equateur, où elle enseignait l’Italien. Aujourd’hui, elle écrit dans la presse locale des critiques de théatre, et cumule 3 boulots pour s’en sortir…perso, j’admire.
Je fais également la connaisance de son beau-frère, Luca, dentiste depuis peu, qui m’explique que les personnes agées représentent un véritable marché pour lui…tant mieux, mon ami, je pense que tu as trouvé un créneau en plein boom.
Luca est excellent cuisinier, il me fait une version Ancônaise des Penne à la tomate…un régal ! Une fois de plus, super accueil, gens tellement différents qui se sentent vexés quand je leur dis que je reprends la route le lendemain…la prochaine fois, je prendrais deux fois plus de temps, pour profiter à la fois des monuments, partie que je néglige un peu, il est vrai, et des gens que je n’ai pas toujours le temps de bien connaître.
mardi 6 février 2007
Bari - Pescara
C'est le marché à Bari, dans la rue de Francesco. Scène typique du sud, avec ces marchands de fruits et légumes qui viennent des campagnes alentour pour vendre leurs productions...
...et les bâtiments de l'université, au centre ville, sous le soleil de février...
Il faut que je l’avoue, j’ai pris le train entre Bari et Pescara (une journée pour faire 300 km) pour des questions de dispo de mes hôtes et de pénurie de plan dodo entre le sud et le nord…
...et volià; la fin de la journée en gare de Foggia, entre Bari et Pescara...
lundi 5 février 2007
Bari
La route de Lecce à Bari est superbe, et pour tout arrranger, il fait beau. Petit bémol: je retrouve un vieil ami dont je croyais que les italeins l'avaient aboli: le vent. Bon, pas de quoi se plaindre, le paysage est magnifique, là, c'est Ostuni, la ville blanche, qui domine la mer et les oliviers.
Cette terre rouge, ces maisons blanche, cette mer bleue...allez, la Grèce n'est pas loin, à vol d'oiseau, ça doit faire 200 km, pour moi, ce sera dans un mois...
Petite particularité architecturale locale: les Trulli (singulier: un trullo). Ce sont des petits grenier sà grains en pierre sèche, qui gardent la chaleur l'hiver, et le frois l'été. Au passage, je salue toute la famille d'Alessandro, car cette terre est la leur, et c'est surles conseils de Géraldine que je passe par là.
Volià, c'est ça les Pouilles. Si vous ne savez pas quoi faire de vos congés payés, je vous les conseille.
Enfin arrivé à Bari, je rencontre Francesco, alias Zio Franco, copain d'Andrea de Lecce...Ici, avec sa copine, Michela.
Ils habitent dans un immeuble plein d'étudiants, l'appartement d'en face est aussi rempli de copains....Fancesco et Jessica,
Daniela, Daniela et Davide. Une fois de plus, ce sont de sgens curieux et contents de m'accueillir Evidemment, longue discussion avec tous au dîner
Ces gens sont une fois de plus hyper accueillants...mon seul regret est de les quitter le lendemain...enfin bon, on se fait déjà un petit tour de Bari by night, avec une belle photo de Michela, dite "la fanàtica" devant une superbe Fiat 500 rose...
Ici, les vieux bâtiments du centre historique. Le centre ville était réputé peu sûr, mes hôtes m'assurent néanmoins que les choses ont changé, suite à des opérations massives de police ces dernières années. Une chose est sûre, c'est qu'il n'y a pas âme qui vive en ces lieux, néanmoins majestueux...
...qui dominent un port endormi...








































































































