lundi 2 avril 2007
Sarande
Et voilà le port de Sarande, ma dernière étape Albanaise, au coucher du soleil. Beau temps, gens sympas, prix encore très raisonnables : je conseille à tout un chacun l'Albanie, une destination différente, à la fois si proche et si lointaine...
Déjà, la Grèce est là, voici un petit Tsatsiki, spécialité héllenique à base de yaourt, de comcombre et d'ail...j'en mangerais des tonnes...
Spécial merci à Norbert et Claudia, couple allemand ayant décidé de s'installer en tant qu'hôteliers à Sarrande...rencontrés la veille dans un café, ils m'offrent une nuit dans leur établissement. Super sympa, différent de ce à quoi j'étais habitué...preuve que ça sert à quelque chose de parler allemand...Vielen Dank meine Freunde, und viel Gluck fur alles in Albanien...
dimanche 1 avril 2007
Sarande - L'Albanie hellenophone
Lui, c'est Romeo, mon interprète officiel pour cette nuit à Piqeras. Ses parents me logent moyennant finance raisonnable. Les enfants sont évidemment tres intrigués par le vélo, et me posent plein de questions en anglais-albanais...
Seulement trente kilometres me séparent de Sarande, ça va, il fait beau, je traverse des villages grecs, la route est bonne, les Mercedes plutôt calmes en ce dimanche.
Sarande, c'est ma derniere étape albanaise. Le front de mer fait très grec, colonise de terrasses et de badauds qui profitent de la douceur du soleil dont j'imagine qu'il doit taper dur dès mai...
Corfou au loin...je ne me lasse pas des silouhettes de cargos en contre-jours. L'activité économique semble être plutôt tranquille, comme l'activité tout court, d'ailleurs...
L'eau est bleue, presque propre. Demain, je mets mon short...premier bain en vue a Corfou.
Rien de tel qu'un bon café Grec en terrasse, sous les eucalyptus et devant la plage...à 32 centimes d'euro, on a connu pire.
samedi 31 mars 2007
Le col du Llogorait
Ce matin, le temps semble clément... j'en ai assez de ne plus avancer, allez, au boulot, direction le Llogorait, et ses ...1027m. Je vois d'ici mes amis montagnards sourire, n'empêche que quand on part du niveau de la mer, sur les routes albanaises, il faut se les faire...
Bon, ca monte tranquilement, je m'accorde des pauses souvent, heureusement, pas trop de voitures, quant aux camions, au dessus d'un certain tonnage, ils ne doivent plus passer.
Assez vite, je me retrouve avec d'un côté ça :
...et de l'autre, ça :
Petite rencontre avec des enfants curieux. D'habitude, je me souviens des prénoms, ceux là étaient vraiment difficiles, à part le petit roux qui s'appelait...Ronaldo!
Le parc du Llogorait est magnifique, son statut de parc naturel ne le preserve pas de monceaux de déchets le long des routes, ici, c'est comme ça. Tiens, un monument aux résistants a l'occupant fasciste...
Ca monte, ça monte, histoire de décourager le pelerin, un coup de temps en temps, une descente est annoncée...immédiatement suivie par une montée encore plus rude...
Enfin, après au bas mot trois heures de transpiration, regret de cigarettes, cuisine abondante et bières passées, me voici au sommet. On m'avait dit que la vue était hallucinante. Jugez par vous mêmes...
Bon, ca se dégage un peu après, je peux me laisser porter par la gravite quelques kilomètres...
Oh, un monument à la gloire du parti. On en voit pas trop, ils sont en général dans un état deplorable... perso, ça ne me derange pas.
Une fois ce col passé, on entre dans la partie hellenophone de l'Albanie. Je l'ignorais, peut être vous aussi, mais le sud de l'Albanie possede une forte communauté plus ouverte sur la Grèce que sur l'Albanie.
Himare, où le terme Riviera albanaise prend son veritable sens, sous le soleil, avec les hôtels et les gens qui vous parlent en anglais ou en allemand...
la route, elle continue, grossière, rude, alternant montées raides et descentes vertigineuses (ca aurait fait la même chose dans l'autre sens). Ca ne semble pas émouvoir les vaches, ânes, chèvres et moutons, qui sont ici chez eux.
Ca, c'est uen base de l'armée. Des militaires partouillent en 4x4 dans les environs, et s'arrêtent pour discuter.
Là, des riverains en mal de couleurs ont fait des blockhaus-déco, ayant compris que le cas où il y ait la guerre n'était peut être pas envisageable...
Moi, je m'arrête, je n'en puis plus, cette étape n'a pas été la plus longue, mais elle a vraiment été la plus crevante.
vendredi 30 mars 2007
La route du sud
La Grèce m'appelle... il faut donc reprendre la route... un passage sous le ciel menaçant le long de la Riviera, avec ses hôtels en construction...

..et une étape a Orikum, pour cause d'orage hyper violent. Orikum est un peu triste, malgré la proximité de la mer, on sent un certain ennui, une certaine oisiveté de la part des habitants, des jeunes notemment.
En attendant, histoire de reprendre des forces, je me fais une petite soupe au vermicelle, dans le resto-hotel qui m'heberge ce soir pour un coût modéré.
jeudi 22 mars 2007
Fier - Vlore
Caractéristique du pays : un fort attachement au drapeau national (NB: de la NATION Albanaise. Ca veut dire que pour l'instant, les Kosovars l'utilisent aussi). Ici, une maison en construction ornée de l'aigle bicéphale noir sur fond rouge.
Autre symbole national : les blockhaus. Enver Hoxja, le dictateur de 1946 a 1985 en fit contruire un peu partout dans le pays, completement isolé du reste du monde, au cas où il y ait la guerre...
Voilà Vlore, l'une des grandes villes du pays, avec environ 100 000 habitants. Un port vers l'Italie, et le début de ce que l'on appelle la Riviera albanaise... je demande a voir l'été. Une fois de plus, les gens sont sympas, je me fais offrir à manger et à boire, en m'abritant innocemment de la pluie devant un cafe.
Rien à dire, je ne me sens pas en danger en Albanie. Evidemment, il ne faut pas rouler la nuit, de toute facons, vu les routes, c'est impossible ; il faut savoir où on va, et se faire comprendre. Vu que tout le monde parle italien, pas de problème.
Là, un marché a Vlore. Pas mal de bons fruits et légumes qui me permettront de faire a mes hôtes un bon repas à base de fondue de poireaux, l'une de mes specialités.
La place centrale de Vlore...pas trop de commentaires sur cette photo...
Et voila Ariel (Shalom Ahi!) et John (salut mon pote!) chez qui je me pose quelques temps à Vlore. Encore des américains du Peace Corps, comme Jonathan à Fier, ici pour deux ans. Intéressants comme gars, et ravis de ma mousse au chocolat... Thanks for everything, guys, just text or mail me if can help you one day in France...
mercredi 21 mars 2007
Ca y est - L'Albanie...
Arrivée à 5h du matin à Tirana. Ca fait assez bizarre, cette ville la nuit, presque rien n'est éclairé, la gare du bus est à peu près inexistante. J'attends tranquillement que le jour se lève, et je m'offre un petit dejeuner local, un Byrek : une espèce de chausson au fromage de chèvre, pas mauvais. La boulangère n'ayant pas de monnaie, elle m'offre la pitance... sympa, et en conformité avec tous ce que je verrai des Albanais par la suite.
N'oublions pas que la pays a été une des pires dicatures d'Europe de l'Est jusqu'aux années 1990. La grande place est donc en conformité avec l'idee que l'on se fait des ex républiques socialistes...
...avec superbe mosaïque à la gloire du parti, des travailleurs, de la révolution, et du peuple Albanais.
Notez la statue de Skanderbeg, figure historique de l'unité du peuple Albanais, qui lutta contre les Turcs jusqu'à sa mort, en 1468, après quoi le pays tomba sous domination ottomane, jusqu'a 1912, date de création de l'Albanie moderne.
Presse de rejoindre Fier, qui se trouve à 120 km de la capitale, je me dirige vers la campagne. La route n'est pas en très bon etat, mais ça va. Il n'y a pas grand monde, on se réveille, on va au travail...
Et voilà la campagne albanaise, entre la capitale et la côte. Des maisons à moitié construites, beaucoup de déchets sur le bord des routes, des casses, il semble que toutes les vieilles voitures d'Europe finissent leur carrière ici.
Rencontre avec Sandra, Alsacienne qui a le même genre de passe-temps que moi quand elle n'a que ça à faire, sauf que tant qu'à s'amuser, autant le faire bien... elle ne vise rien de moins que Strasbourg...le Tibet! Bravo miss, je t'admire et suis sûr que tu arriveras au bout de ta quête...
Arrivée à Fier, ville importante, avec une petite scène caractéristique : charette à cheval et vieilles Mercedes. A part ça, les gens sont adorables, je ne paye en moyenne qu'une fois sur deux mes consommations ; j'arrive sans problème à me faire comprendre en italien, et les Albanais aiment mon histoire...
Voilà mon hote de Fier, Johnatan, volontaire Americain en mission pour deux ans ici. Albanophone, je découvre grâce à lui les réalités d'un pays où coupures d'eau et de courant sont naturelles...thx for the help guy, all the best for your mission in Albania !







































