mercredi 28 février 2007
Rijeka
Bon, à Rijeka, une fois de plus, une excellente surprise... Ludo m'a rejoint en bus, et croyant que nous ne trouverons personne pour nous héberger, nous nous dirigeons un peu déçus, vers l'auberge de jeunesse. Et là, apparition : Asja! (prononcer Asia). Elle ne peut pas nous loger chez elle ce soir, mais nous emmène chez ses amis, Vjeko et Vana. Bonne soirée passée en compagnie de tous ces gens là plus leur ami Andre alias Batman (on ne sait plus vraiment pourquoi on l'appelle comme ça)
Débuts pour nous de l'apprentissage de la langue Croate, qui fait partie du groupe des langues slaves. Elle est très proche du Serbe, du Bosniaque, n'oublions pas que tous ces gens là ont vécu unis de 1918 a 1991, en fédération après la seconde guerre mondiale, sous l'égide de Tito, qui est le seul à vraiment avoir réussi à unir le pays...
Le Slovène est sensiblement différent, le Macédonien aussi. Notez que le Macédonien et le Serbe peuvent s'écrire en Cyrillique (comme le russe et le bulgare). Quant aux Kosovars, ils parlent l'albanais, cette région separée de la Serbie depuis 1999 et administrée par l'ONU (MINUK) en attente d'un statut définitif est en effet peuplée à 90% d'Albanais. Le reste de la population est constitué de Serbes (5%) et d'autres minorités (5%). J'y reviendrai plus tard.
Le lendemain, promenade dans les rues des Riejeka. Rijeka veut dire «fleuve» en Croate. En italien, cette ville s'appelle Fiume, ce qui veut dire aussi «fleuve».
Cette ville, la troisième de Croatie, avec environ 150 000 habitants, est le principal port du pays. Elle est encore reclamée par certains Italiens d'extrême droite, pour avoir été italienne de 1924 a 1945.
On sent l'influence austro-hongroise, certains batiments rappellent Trieste, on ne se sent pas à vrai dire dans une ville du sud.
En tous cas, Asja est une hôtesse chaleureuse, elle nous promène au volant de sa Supercinq dans les rues en pente de Rijeka...
...organisant avec son amie Anna un transfert de nos vélos d'un point à l'autre de la ville...
mardi 27 février 2007
Pula
De bonne heure, je laisse Iva et Neven, encore une bonne rencontre, merci www.hospitalityclub.org, et merci Iva (l'autre de Split, que nous devons rencontrer un peu plus tard) pour nous avoir mis en relation ! Histoire de la voir, je me dirige vers la ville. Une fois de plus, les Romains, peuple assez admirable s'il en est, sont passés par là, et on laissé une empreinte qu'il est difficile d'ignorer...un cirque digne du Colisée, impressionnant...
Sinon, l'Istrie est magnifique, on y retrouve ces petits villages aux murs blancs et aux toits rouges, avec des clochers carrés au sommet pyramidal, qui rappellent qu'ici, on est historiquement en Vénitie.
Un petit voilage de ma roue arrière qui tourne a peu près aussi droit que le genou de Ludo, m'oblige à m'arrêter quelques heures pour la faire réparer à Pula... le temps de goûter au café Croate, qui du moins en Istrie peut rivaliser avec l'espresso qui m'a enchanté deux mois durant...
Les routes de l'Istrie sont en bon état, j'ai cependant 100km à faire en une après midi, ça va être tendu d'arriver avant la nuit... oh, la belle centrale thermique de Plomin, avec sa cheminée qui strie le paysage de son rouge et blanc...
Ah, ça y est, je vois les premières îles. Il faut savoir que la Croatie comporte plus de 1000 îles, ce qui donne à sa côte un aspect particulier. Ici, c'est l'île de Cres (prononcer « Tsres» avec l'accent sur le E et en roulant le R) vue depuis un promontoire d'où je domine les environs.
Allez, on se dépêche, il me faut au plus vite gagner Rijeka, il va bientôt faire nuit. Tiens, l'île de Krk ( Prononcer Kerk, avec un E très léger.)
lundi 26 février 2007
Trois pays en une journee...
Quand il faut y aller, il faut y aller... l'Italie, qui m'a tant plu, fait desormais partie des souvenirs... peut-être pas pour si longtemps, bon on peut supposer que je revienne un de ces jours remettre cette belle langue en pratique... Ludo dans le retro, nous prenons la route de la frontière, et au bout de très peu de temps, nous voici en Slovénie. Pour votre info à tous, la Slovenie est en UE depuis le 1er mai 2004 et dans la zone Euro depuis le 1er janvier dernier. Le PIB par habitant y est supérieur à celui du Portugal...
La toute petite côte Slovène, qui doit faire trente kilomètres à tout casser est relativement préservée. Le paysage change radicalement des installations portuaires industrielles de Trieste. On sent tout de même qu'on passe à l'est, même si on sent dans la raideur apparente des quelques personnes à qui nous parlons quelque chose de germanique...
Nous nous arrêtons à Portoroz, entre Slovénie et Croatie pour manger un morceau... c'est aussi l'occasion de faire le point sur le genou de Ludo, qui ne lui permet pas de continuer jusque Pula, 100 km au sud... tant pis, mon compère prend le bus pour Trieste, où nos amis pourront sans doute l'héberger... quant à moi, je repars sans traîner, histoire de limiter le temps de route de nuit...
Allez, cette fois, c'est la bonne, une vraie frontière où on me demande mon passeport (sans toutefois le tamponner, déception), ce que je vais faire, où je vais, si j'ai sur moi de la drogue, de l'alcool, du tabac... et vu que je n'ai rien de tout ça et que ma tête doit inspirer les douaniers, je rentre sans encombre en Republika Hrvatska, la République de Croatie...
Au bout de la route, à Pula, je suis accueilli par Iva et Nezen, des amis d'Iva, une Hospitalityclubbeuse qui habite désormais plus au sud, à Split. Iva et Nezen sont fous de montagne, ils passent leurs vacances entre les glaciers et le sommets. Belle rencontre, je peux me permettre quelques mots d'introduction en Croate (Dobre Vetčer, bonsoir) et ai le choix de continuer la soirée en anglais ou en Italien...
L'italien est courant en Istrie, la proximité de la peninsule à l'Italie et les invasions auxquelles ses habitants ont étés habitués les fait pratiquer couramment cette langue. D'ailleurs, la famille de Fabrizio, mari de Tjana et copain d'escalade de Neven, est d'origine italienne, vous vous en serez doutés...
samedi 24 février 2007
Trieste
Après 120 km que mon Ludo croyait ne jamais pouvoir faire, nous arrivons d'abord au bord de la mer, où les silhouettes de cargos laissent presager l'approche d'un grand port...
...puis à ce point de vue que l'on appelle Miramare, dont je laisse aux plus sagaces deviner la signification...
Et voilà il molle de Trieste, cette jetée accollée au centre ville où tout le monde traîne à un moment ou à un autre...
Et voila notre colloc de folie, ou vivent en symbiose : Sergio, Barbara, Paula
...encore Barbara, notre contact www.hospitalityclub.org, grazie mille, ragazza, ha statto molto bello incontrarvi, spero tornare avostra casa...
...Davide, son copain, ici à côté de Ludo qui ricane dans son coin et dans sa barbe...
..et les invités d'un soir qui auront la chance de goûter la spigola à la crème de poireaux, lumineuse idée de Ludo... Jelena, Giulia, Silvia, Angela...
...encore Jelena, la Croate, Ruth la Mexicaine et Silvio.
Comble du luxe : Sergio, Portugais de son état, est virtuose de guitare, ce qui met une ambiance particulièrement douce dans les fins de soirée...
Côté historique, le camp de la Rizera, construit et exploité par les allemands lors de la seconde guerre mondiale. Une chambre à gaz et un four crématoire y ont même fonctionnés peu de temps. Le seul camp d'extermination de l'Italie, dont la particularité assez glaçante est qu'il se fond dans l'environnement de la zone industrielle, au sein même de la ville.
Entrée gratuite, ouvert tout le temps, à voir.
jeudi 22 février 2007
Nord de Venise - Caorle
Allez, adieu la Sérénissime, nous offrons à nos vélos un petit tour de bac pour quitter Venise... il fait un peu gris, c'est la fin du carnaval,
...il semble que la vie reprenne son cours habituel dans la cité des Doges... tiens, une paire de bétonneuses qui passent sur une barge devant la place St Marc...
Et l'ancien cimetière juif, sur l'île de Lido di Venezzia, qui défie tranquillement le temps, avec ses stèles qui me rappellent le but de mon voyage...
Il faut y aller, le genou de Ludo est encore assez fragile, mais on y croit... sans trop se presser, nous passons les stations balnéaires endormies, qui comme partout en cette saison se font faire une beauté en attendant les beaux jours, qui mine de rien, approchent...
Faute d'hébergement, nous décidons d'établir notre campement à Caorle, sur la côte, près d'un canal, à l'abri du vent. C'est l'occasion de monter la tente, de sortir le réchaud et de nous faire une inoubliable assiétée de pâtes à la tomate...

dimanche 18 février 2007
Venezia...che bella...
Bon, salut à tous, toujours dans un souci d'optimiser mon temps de connection, voici un petit aperçu de Venise. Point important, j'y ai été rejoint par mes amis, de Droite à gauche : Beryl, Raf, Ludo et Anne. Notez bien que c'est moi le plus à gauche de la bande...
Evidemment, comme c'est le carnaval, les filles se font orner le visage d'harmonieuses volutes...
...et vous noterez que Beryl a assorti la couleur de son maquillage a celle de ces yeux...charmant!
Les hommes préfèrent philosopher, on pourrait croire que tout sépare Raf et Ludo, en réalité, ils sont capables de parler des heures ensemble... ah, mes amis, si différents et si proches...
Comme je vous le disais, c'est le carnaval, Vénitiens et carnavaleux du monde entier rivalisent d'élégance et d'originalité dans l'art raffiné du déguisement masqué...
Ca, c'est la bauta, le masque qui permet de manger sans se démasquer. C'est Casanova qui en raffolait particulierement.
Toutes ces bonnes gens posent nonchalemment sur la place San Marco, sous les caméras digitales du monde entier...
...pendant que d'autres se donnent en spectacle au café Florian, le plus chic et le plus cher de la ville. Avis aux amateurs, on y facture l'espresso 5€70, je suis interessé par qui peut m'indiquer une adresse plus chère, j'ai un pari en cours...
En attendant, ce sont les marchands de masques qui se frottent les mains...
Tiens, un déguise perdu...sans doute attend-il un vaporetto pour se rendre à une de ces fameuses soirées privées hyper VIP...
Venise, c'est aussi une floppée d'églises, qui rivalisent de richesse et de majesté sérénissime. Là, celle de la Place San Marco...
...ici, celle de la Salute, une des plus belles de la ville...
...quand à celle-ci, milles excuses, je n'ai pas retenu son nom. Je suis preneur de toute information précise...
Tiens, un campanile de travers...en regardant de près, on en trouve pas un qui soit bien droit...sans doute du fait du sous sol, marécageux, et des techniques de construction...
Là, l'intérieur de la basilique de Murano, dont on devine aisement les influences byzantines...
Venise, enfin, c'est des canaux à n'en plus finir, des gondoles et des gondoliers...
...des images d'Italie avec du linge qui sèche aux fenêtres dans les petits canaux les plus éloignés du centre, où le touriste pressé n'a pas le temps de déambuler...
...le grand canal et le pont du Rialto un peu envahi de touristes affamés et en mal de consommation...
...et une belle figure de proue de gondole...c'est triste, les gondoles a Venise...
Venise est aussi une ville incontournable dans l'art contemporain, et ca tombe bien, Raf est aussi incontournable en la matière... nous voici donc au Palazzo Grassi, installé en grande pompe par notre Francois Pinault national aux dépends de l'île Seguin...
Une petite ballade à Murano, où les rues sont moins surpeuplées qu'à Venise. L'île est complètement construite, et habitée, et les habitants excellent dans l'artisanant du verre.
Raf, notre expert en bon goût, a vite fait de mettre la main sur LE magasin le plus élégant de l'île...
vendredi 16 février 2007
Chioggia
Salut à tous, Ô mes fidèles lecteurs... désolé de ne pas mettre à jour regulièrement, j'avoue que c'est un peu difficile de tout concilier... avant de mettre en ligne le WE à Venise, je vous fais un rapide aperçu de la route de Ravenne à Venise, en passant par Chioggia, la petite Venise. Promis, je détaille dès que possible. Les inquiets, sachez que je suis à Rijeka, en Croatie, avec Ludo qui a mal au genou, et que tout va bien...vous pouvez me joindre par mail ou SMS...
jeudi 15 février 2007
Ravenna
Allez, je quitte Bologne pour Ravenne... la route n'est pas trop dure, on est en pleine plaine de Padanie, la plaine du Po, que certains sinistres personnages voulaient et veulent toujours indépendante... je ne m'apesentirai pas sur la politique italienne, qui pourrait faire l'objet de pas mal d'articles, voire d'un blog tout entier, mais c'est une espèce de cirque où tout peut changer du jour au lendemain, où celui qui a de l'argent et des chaînes de télé (je ne pense a personne en particulier) peut devenir premier ministre...bref, la Padania, c'est plat...
...et on y trouve de charmantes petites villes, comme Medicina, au centre ville pavé...
...et au monuments rappelant que le bon goût et la dictature ne font JAMAIS bon ménage...souvenez vous que l'Italie a été fasciste de 1922 à 1943 (si je me trompe dans les dates, merci de me le faire savoir, je rectifierai)...
...et au bout de la Padanie, il y a Ravenne, ville d´importance moyenne, mais qui possède un port énorme, et un peu en décrépitude. En plus, je trouve un temps idéal pour observer ce genre de lieu, a mon sens mystérieux et plein d'un charme rouille...il fait gris, un peu froid, les quais sont déserts...
...et le centre ville coquet tranche complètement avec cette "dirty old town" qu'on s'imaginerait au vu du port...
Marco, qui est patron d'un commerce de vêtements m'accueille dans sont village, Amonite, et pose sur la photo avec son Papa. Marco a aussi fait un voyage en vélo, mais tout à fait différent du mien, vous pouvez le retrouver sur www.viaggiodellasorelanza.it, c'est un voyage de 2000 km entre Ravenne et Istambul, toutes deux anciennes capitales de l'empire Byzantin, donc villes soeurs, et dont les liens ont tendance à se distendre de nos jours...merci Marco, merci pour tout!
mardi 13 février 2007
Bologna
Salut à tous, ne soyez pas inquiets de ce long silence, j'ai un peu pédalé cette semaine et me suis pas mal balladé dans Bologne, ville à mon sens inoubliable...N'hésitez pas à regarder les jours précédents, il y a toute la remontée depuis le sud jusqu'ici...la ville est bien différente de ce que j'ai pu connaître au sud, elle respire l'activité, le brassage, on sent une prédominance de la culture, et une richesse qui transpire des murs des antiques facultés...
...jusque dans les vitrines des boutiques de luxe...
C'est ça, l'Italie, il faut le vivre pour le comprendre : on a dans le même pays les régions les plus riches et les plus pauvres d'Europe, ce qui engendre malgré une langue commune des différences culturelles, de mentalité...
Bologne, c’est la ville universitaire par excellence, avec ses librairies,
et ces gens de l’Italie entière qui viennent étudier. C’est la sœur d’Angela, Rosa, qui m’héberge. Elle vit dans une maison du bonheur qui compte 9 habitants permanents, mais je ne suis pas sûr de tous les avoir vus…Rosa est assez portée sur l’ésotérisme, elle est spécialiste de la lecture des cartes (Italiennes, cf. 13/01, à Minturno) et de la lecture dans les lignes de la main.
Il va de soi que je ne vous dirai pas ce qu’elle m’a dit…Là, elle explique à Giuseppe que s’il veut réussir son examen, il faut bosser.
Dans le genre personnes extraordinaires, on peut noter aussi Giuseppe (oui, encore un, je crois que c’est le nom le plus fréquent, avec Franceso), acteur de théâtre un peu désœuvré, qui rêve de partir en Inde…
Evidemment, en tant que symbole de la puissance du pouvoir, l'art sacré est aussi bien developpé, avec ce superbe exemple de pieta' en bois polychrome du XVIème...
...ou ces arcades gothiques du duomo, la cathédrale de Bologne, dont l'austérité peut faire presque croire qu'elle est romane...d'ailleurs, pour les Italiens, c'est le cas. Désolé, mais pour moi, les arcs brisés sont caractéristiques du gothique..
...et quoi qu'il en soit, comme dans toute église, je ne peut résister à l'éclat intime et chaud des votives...
Bologna, c'est aussi les retrouvailles avec la famille : Julien, le frère de Géraldine, la femme de mon cousin Thibaut (cf Luzarches, 17/11) donc mon cousin. Il est cool, il bosse pour une PME qui vend des logiciels de mesure du vent, et habite avec 3 lascars.
Fabio, ici en pleine discussion avec une pizza,
et Alessandro et Marco, en pleine discussion avec la PS2, sur le thème FIFA 2006. Ils sont tous de coins différents de l'Italie, enfin Ale et Marco sont des Pouilles. Hasard, Ale connaît même le frère d'Andrea, qui m'a hébergé près de Taranto...
Petite excursion à la Basilique de San Luca, qui surplombe la ville...montée de deux km, que je me fais à pied, histoire de changer du vélo...il fait gris, on se croirait en hiver, peut être que c'est parce que nous sommes le 13 février...
E tvoilà la basilique, malheusement fermée quand j'y arrive...
J'ai toujours un faible pour les arcades, qui sont typiques des pays du sud, et pour ces dames un peu agées qui s'y promènent à la tombée de la nuit, en route pour la messe ou le thé...
dans un registre plus grand public, le centre ville de Bologne, avec ses églises, aux clochers de travers. Contrairement aux idées reçues, la tour de Pise n'est pas la seule qui penche, toutes les tours d'Italie penchent...ce sera encore plus évident à Venise.
Et voici la Piaza maggiore, rendez vous des étudiants, dse manifestants, des amoureux, bref, coeur du centre ville.
Allez, Bologne, c'était bien, encore un autre style que ce que j'avais vu avant, on reviendra, je vous conseille à tous un détour par là, c'est pas loin de la France et ça vaut la peine !
jeudi 8 février 2007
Ancona - Bologna
Allez, salut Ancône, salut les ferries, on se revoit de l’autre côté, dans un mois, si tout va bien.
La fin de ma remontée de l’Adriatique passe par toute cette côte touristique, avec des petits ports sympathiques, comme celui de Sénigallia.
Du côté de Pesaro, rien à voir avec l’été dernier : les plages sont vides, pas de trace de tous ces parasols, de ces bars-restos de plage dans lesquels toute famille italienne qui se respecte à un compte, et qui servent du café du matin au dernier apéro du soir des boissons aux estivants…Allez, Bologne est encore à 200km, je n’y serais pas avant la nuit, je dois prendre le train, non sans encore avoir un peu traîné dans la ville de Rossini…

































































































