mercredi 31 janvier 2007
La fin de la Calabre - Terranova da Sibari
Aujourd'hui, je quitte Catanzaro, et les frères Cipolla, Ciccio et Fabio, redoutables joueurs de Futsal (foot en salle) à L'Atletico de Catanzaro. Merci mes amis, votre cousin français a adoré ces petits moments passés ensemble, la pizza alla Calabrese et cette superbe discussion avec Ciccio sur la vie ! Magari ci vediamo altra volta amicco, oppurre tu sei perpetulmante invitatto a cas mia (se ho incontro un giorno una casa fissa!) a Francia !
La route est plane, il fait beau, tout va bien. Beaucoup de bornes aujourd'hui, si je fais le compte, j'arrive en tout... à plus de 200km!
Une pause à Crotone est incontournable. C'est la ville de Pythagore, et le front de mer passe pour être beau. Bon, perso, je ne trouve pas ça génial, mais comme il fait beau, ça a un certain charme. Les pêcheurs rentrent de la mer, qui est bien bleue,
un couple (Guiseppe et Beatrice, pour être précis) m'accoste et nous discutons un quart d'heure. Il faut dire que mon bel attirail d'aventurier attire pas mal l'oeil, et les curieux...
Evidemment, sur la route, il y a des oliviers. Et comme le temps est un peu doux ces temps ci, les fleurs fleurissent, ce qui donne à peu près ça:
la région fait quand meme un peu pauvre... comme l'illustre ce terrain de foot rudimentaire, sur la plage de Cariati..
La journée est magnifique, heureusement, car à vrai dire, je la passe à lutter contre le chrono, et à compter les kilomètres.
Après la plus longue étape de tout le voyage, j'arrive chez Liberale, à Terranova da Sibari, un petit village perché sur une montagne pas très haute, mias avec une super côte pour y arriver.
Librale est un pro d'Internet, il est équipé en conséquence...

vendredi 26 janvier 2007
Cosenza II
Donc, me voilà de nouveau à Cosenza, accueilli cette fois ci par Angela (ci dessus) et Francesca (ci dessous). Observateurs que voüs êtes, fidèles lecteurs, vous aurez notés chez ces demoiselles une coupe de cheveux pour le moins minimaliste...c'est la bande du théatre de la semaine dernière, tondue à l'occasion d'une pièce sur la Shoah. Bonne rencontre, des gens intéressants, ouverts, différents...
Ce dimanche, nous faisons une ballade (assez tranquille) dans la Silla, la massif montagneux qui se trouve près de la ville...je me le ferai en vélo une autre fois, on passe encore un col à 1400m, ça doit être faisable en se levant de bonne heure.
Comme toujours, il fait un temps superbe, malgré l'altitude, il ne fait pas trop froid...tout devrait être enneigé, mais pas cette année...
Ca ne nous empèche pas de faire une petite pause dans un café, un peu à la façon vin chaud au bas des pistes de ski. Rigolades, histoires de théatres, ragots sur les gens de la bande. Mon statut de personne déjà connue me permet de dépasser les questions auxquelles je suis habitué sur le voyage (Pourquoi? Combien de temps? Tu es fou...)
J'écoute tranquillement mes amis rigoler ensemble, sans vraiment être partie prenante, j'observe Francesco, alias Vestale (une vestale, c'est une prétresse romaine, notre ami doit son surnom à son rôle dans une pièce passée) et Claudia, qui débitent des histoires et des commentaires à toute vitesse, le tout appuyé de force gestes...
Pour le repas, direction la maison de campagne, enfin de montagne, d'Anthony...vous savez, Anthony qui m'a déjà accueilli la semaine dernière...En tant qu'hôte on me prie gentiment de patienter devant un film avec une partie des convives pendant qu'une autre partie de la bande s'afafire en cuisine...
Et évidemment, au repas, on se fait en entrée une petite assiette de spaghetti, aux cèpes de montagne, s'il vous plaît...je pense pouvoir véritablement écrire un bouquin sur toutes les recettes de pâtes que j'ai expérimenté...en tout, j'en recenseplus de 15, et encore, sans me forcer...voici Antonella, la fidanzata d'Anthony en pleine phase de réconfort post-innanitionnel...
...et l'Anthony en question, grâce auquel je suis là...merci, mon pote, tu m'as filé un bon coup de main, où que je sois, tu es mon hôte quand tu veux, pour aussi longtemps que tu veux, avec qui tu veux...
Voilà, Ecco comme ou dit ici, une bonne journée entre potes à la montagne, tranquille, sans stress, à prendre le temps d'être ensemble...Il faut dire que mes potes sont pqrticulièrement cool, comme la plupart des Italiens, il sprennent leur temps pour faire des études...moi, à 28 ans, avec un diplôme et 4 ans d'expérience professionnelle, je fais figure d'Ovni...
A l'appart des filles vit aussi Francesco, alias Ciccio, alias Giambone, ce qui veut dire "grands pieds" en Calabrais. Ce lundi, les parents de Giambone sont venus de leur village, Longobucco, pour parter des meubles. Giuseppe, le papa, en pleine conversation avec son fils, face à une revue de pêche à la truite. Les parents ont évidemment ramené du village une tonne de bonnes choses: des organges, dont uen caisse trône dans l'entrée, du pain maison, des fromages, de la saucisse sèche Calabraise...
Il y a aussi Giulia, la copine de Giambone, qui fait office de maîtresse de maison. On la voit ici faire les gniocchi (sortes de pâtes, avec je crois de la pomme de terre) maison...trop bon..
Angela me promène un peu partout dans la ville, je lui sers entre autres de traducteur officiel pour un texte philosophique dont il n'existe pas de version italienne...
Bon, demander ou se trouve la salle de bain et dire que j'aime bien les pâtes, je sais faire sans problème, expliquer que de toutes façons la cuisine, le vin et le fromages français sont les meilleurs du monde parce que c'est vrai, ça va tout seul...par contre, les digressions sur la phénoménologie etla dualité latente dans l'altérité du moi opposable en tant que personne propre - donc autre que moi - j'ai un peu plus de mal. Pas grave, Amadeo, qui a bossé 2 ans en France, et maîtrise mieux ma alngue que moi la sienne nous file un bon coup de main.
Voilà, un petit tour rapide de la bande de Consenza, ces gens avec qui j'ai passé trois jours inoubliables...personnage remarquable, la Miciuli, diplômée des beaux arts, ex prof de théatre en Inde, artiste par passion et enseignante par nécessité, Calabraise rêvant d'ailleurs...
Monasterrace-Cosenza
L'étape du jour est tranquille, il s'agit d'aller de Monasterrace à Catanzaro, encore une fois, tout est plat, et il n'y a que 60 km...le paysage est contrasté, avec des grandes plaines industrielles un peu grises et poussiéreuses,
et au contraire des petites criques mignonnes, sous le soleil, qui font vraiment été...le temps est magnifique, je ne mets pas trop longtemps à rejoindre mon but.
Une petite pause à la gare de Catanzaro-Lido, et ses beaux immeubles qu'un peu de soleil et quelques vêtements aux fenêtres égaient...
...et après 6 heures de train, des détours hallucinants, un changement de parcours en cours de route, la rencontre avec des Roumains et des Albanais dans le train, me voilà à Cosenza, 100 km plus loin.
Et là, retrouvailles, avec mes amis du théâtre, chez la pétillante Angela, philosophe et comédienne, à la tête rasée pour cause de pièce sur la Shoah... Evidemment, on fait une petite tournée de ses potes, avec un passage dans le bar de Ciccio...
...et je fais même la connaissance de Liberale (et pouquoi pas Sociale?) qui m'accueillera quelques jours plus tard chez lui...
jeudi 25 janvier 2007
Reggio et Cataforio
Enfin, je retrouve Demetrio, alias Dem,
qui me présente le soir même tous ses copains d’enfance : sa sœur Elisa, Demetrio et Marco, les frangins ;
Loredana et Rossella, les frangines,
Antonella, Francesco,
Antonio alias Toto qui ne parle que Calabrais, dialecte incompréhensible aux intonations portugaises.
Ils viennent tous de Cataforìo, un village des hauteurs de Reggio, et se connaissent depuis toujours.
Le lendemain, je suis invité chez les parents de Dem à déjeuner. Du coup, on retrouve les copains, et je suis présenté aux parents, aux tantes et même à l’oncle Eugenio, francophone pour avoir travaillé quarante ans en Moselle. Je visite quatre ou cinq appartements dans l'après midi, avec à chaque fois un café, une part de gateau, un coup d'Amaro, la liqueur locale...
Un petit tour sur le Corso Garibaldi, artère commerçante de la ville, ou Dem connait tout le monde...
Et le soir, il y a de nouveau du passage à l’appartement de Dem, mon italien ne me permet pas encore de prendre part aux discussions, mais je comprends une bonne partie de ce qu’il se dit.
Pour info, pour avoir à peu prés saisi le sens des propos de Lucia, étudiante en philo, les Italiennes et les Françaises se ressemblent pas mal en matière de vision de la vie.
Mention spéciale la Divine Comédie
alors que Toto s’endort sur le divan.
Bonne bande de potes, dans laquelle je ne me sens pas de trop…discussions, blagues, rires, insouciance…Est-ce qu’on est aussi accueillant en France ? On verra, j’ai le devoir de recevoir tous ces gens si un jour ils passent par chez nous, quand j’y aurai un chez moi…
Reggio-Monasterrace
Aujourd'hui, je quitte Reggio, mais pas la Calabre! En effet, je fais le tour du Sud de la peninsule, touchant de ce fait le cap le plus au sud de l'Italie, il Capo Spartivento
Les plages sont un peu sales, sous le ciel gris je dois dire que c'est une vision moins idyllique de la Calabre que ce que j'ai pu avoir auparavant...
En quète d'un lieu pour dormir, et après environ 150 km de route, je me le cap sur Monasterrace, un petit village dans la montagne, à 3 km de la route et du littoral.
Gros avantage de débarquer dasn ce genre d'endroit avec tout mon attirail: vous pouvez être sûr d'être remarqué, et halpagué par les autochtones, qui ne manqueront pas de vous indiquer où planter la tente, et le cas échéant, vous inviteront à boire un coup au bar de la place centrale...
mercredi 24 janvier 2007
De Tropea à Reggio
Après deux jours avec Salvatore et les siens, je file vers le premier pôle sud du voyage, Reggio de Calabria.
Sur la route, des oliveraies avec des filets tendus au sol pour récupérer les précieuses baies,
des citronniers et des orangers à n’en plus finir, et des coopératives d’agrumes.
Ca sent le jus d’orange dans les rues de villages, et on croise des gens qui portent sur eux leur origine lointaine et leur venue en Europe à la recherche d’un hypothétique eldorado...Au loin, on voit la Sicile...Dommage, je n’ai pas le temps d’y passer, il parait que c’est une terre magnifique peuplée d’un peuple des plus chaleureux.
Comme partout en Italie, mais surtout dans le sud, les routes sont bordées de petits autels, à la mémoire des accidentés de la route...
Et une pause au port de Scilla, avant de rejoindre Reggio. Il fait beau, je suis bien.
mardi 23 janvier 2007
Caria
Allez, encore un effort, et me voilà à Tropea.
C’est une petite ville construite juste au dessus de la mer, face au Stromboli qu’on voit quand il fait beau,
avec un port, des bateaux de pêche,
et plein de touristes l’été.
Seulement, on est en hiver, et le touriste du jour, c’est moi.
Mon hôte, Salvatore, m’attend, et nous montons à son village, Caria.
Salvatore est marié avec Lisa, et ils ont deux enfants, Ferdinando, 18 ans,
et Federico, 12 ans.
En bon Italien, Ferdy fait du foot, il est goal de l'équipe de Caria. Le dimanche, nous assistons au stade municipal à leur victoire...
Dans la famille, on ne magnent que les fruits et légumes du jardin, on a tué le cochon deux jours auparavant…autant dire que chez eux, je me régale.
Salvatore m’emmène à Capo Vaticano, une pointe qui tient à la fois de la Grèce et de la Bretagne.
Cette famille est vraiment chaleureuse, on sent le sud, cette importance de bien traiter l’invité, de lui parler, de l’écouter...Si certains d’entre vous sont intéressés, Salvatore parle français, et loue un petit chalet dans lequel j’ai d’ailleurs habité, c’est pas cher, dans une région magnifique, je suis sur qu’en vous débrouillant vous pourrez vous faire inviter à tester le vin local...avis aux amateurs !
lundi 22 janvier 2007
La Calabre - Cote Ouest
Bon, il faut reprendre la route. J’ai l’impression d’écrire cette phrase assez souvent, le départ et la séparation de personnes auxquelles je pourrai m’attacher font partie intégrante de mon quotidien. Cap au sud, en longeant la mer. Merci Anthony de m’éviter le passage à vélo du col à 1200m du Monte Cocuzzo !
Arrivé à un village qui surplombe la mer bleue, Fiumefreddo (ça veut dire fleuve froid en Italien) me voilà reparti sur la route.
Le temps est absolument splendide, je ne sais pas quelle température, mais on pourrait être en été.
En plus, la route est plane jusque Pizzo, ou je n’ai d’autre choix que de m’arrêter pour goûter une spécialité locale : Il Tartuffo.
C’est un dessert glacé avec du chocolat fondant au centre, c’est hyper bon, et ça fait du bien quand il fait chaud.
Pizzo est une petite ville touristique, en ce samedi d'hiver, il n'y a pas foule.
samedi 20 janvier 2007
Cosenza
L’objectif est d’arriver à Cosenza, une des grandes villes du sud, où je suis attendu par Anthony.
J’y suis le soir, et le lendemain, Anthony se fait fort de me faire découvrir sa ville, coincée entre les montagnes du massif de la Sila.
Mon
Une bonne partie des acteurs et actrices s’est donc coupé les cheveux assez court, ce qui fait un peu bizarre sur les filles, qui ne le vivent pas forcément très bien hors du théâtre.
Je passe quatre heures en tant que spectateur, à prendre des photos, et à les observer s’efforcer de mettre en pratique les desiderata du metteur en scène, Max.
C’est une super expérience, surtout qu’une fois de plus, à la pause, tous les regards sont tournés vers moi et mon expérience décalée.
En attendant, bien que ne comprenant pas tout au texte, je me régale de ces jeux de lumiére, de cette atmosphère intime...
Malgré le caractère dramatique du sujet, et les souvenirs terrifiants que laissent les décors et costumes, il se dégage de cette piéce une certaine esthétique.
Des acteurs chantent, dansent, bref, c'est un mélange assez éclectique qui me plait assez. JE n'ai pas vu la totalité de la piéce, mais peut-etre la troupe se produira-t-elle plus loin sur ma route...à suivre...
Le soir, nous sommes donc obligés d’aller sur la place centrale de la vielle ville visiter les endroits incontournables de la vie nocturne locale, avec Angela et Francesca, deux actrices tondues. Salut les artistes, et bon courage et succès à votre pièce !
vendredi 19 janvier 2007
Le sud de la Campanie
Bon, après Salerno, on entre dans le Sud de la Campanie, les membres d’HC sont assez rares, pas de grande ville donc peu d’utilisation d’Internet. Pour écourter une route un peu dure, je prends le train et monte à un petit village, San Mauro la Bruca, qui malgré sa proximité à la mer se défend pas mal en terme d’altitude.
Sur la place centrale, entre les gamins qui jouent au foot, je rencontre Casimiro, à qui je raconte mon histoire.
Il ne fait pas très beau, il fait froid, je suis crevé, et je sens qu’il va m’aider…le saint homme m’emmène à son garage, en enlève sa Fiat Punto, et m’offre l’endroit pour la nuit. Il ajoute au tout deux belles parts de pizza chaudes, des biscuits faits maison et une petite bouteille de vin local. Un véritable festin ! A vrai dire, c’est surtout assez touchant de se voir offrir tout ça, même si ça n’est objectivement pas grand-chose, par des inconnus.
Le lendemain, il fait meilleur.
Après avoir salué et remercié cet hôte providentiel et les citoyens du village,
me revoilà sur la route, à la conquête de la Calabre.















































































