mardi 28 novembre 2006
Du 26 au 29 novembre: visite en Angleterre
En effet, j'ai à Londres de bons amis que je n'ai pas vu depuis longtemps, et ai envie de revoir avant de partir. Il s'agit de Marianne et Cédric, fraîchement installés dans la capitale de la perfide Albion.
Ils me reçoivent à bras ouverts dans leur appartement à Hammersmith. Très bon plan pour moi, Cédric est depuis peu un bloggeur invétéré, au grand dam de Marianne, qui déséspère de le voir rivé à son PC des heures entières. 
Moi, je trouve ça pas mal. Le blog de Cédric parle des différences culturelles entre Français et Britanniques, sujet sur lequel il y a sans doute beaucoup à dire. Si vous voulez en savoir plus, allez voir: http://mountaindwellerviews.blogspot.com/. C'est plein d'exemples drôles de choses Britanniques qui nous paraitraient choquantes, dans ce genre là :
En plus, l'ami Cédric, qui a pas mal de contacts avec plein de gens intéressants, m'a présenté par Webcam interposée un grand cyclo-bloggeur, Julien Holz. Son site, http://passionveloblog.com regorge d'histoires intéressantse sur le cyclisme...
Je déambule dans les rues de la capitale... on sent l'approche de l'hiver, une patinoire est installée dans une cour... succès fou garanti... un peu comme à Paris à pareille époque...
Détail également frappant : on connaît depuis quelques années la presse gratuite, en France, surtout distribuée dans les grandes villes. A Londres, c'est tous les 100 m qu'on vous propose le London Lite, ou le London Paper, les deux titres concurrents. Au début, on fait gentiment signe au vendeur qu'on est déjà équipé, puis on ne le regarde plus...
lundi 20 novembre 2006
Lundi 20 novembre : Paris ne brûle pas…
…car une pluie fine mais persistante baigne la capitale et ses environs. Je quitte Pontoise et enchaîne les départementales encombrées, les cités et centres commerciaux. Enfin, arrivant à Courbevoie, je sens la capitale proche en voyant les tours de la Défense m’apparaître dans la bruine. 
Vers 18h, je pose mon équipage dans la cour de chez Anne et Judith, dans le XX°, quartier sympathique et bigarré. Me voici à Paris pour quelques jours…
samedi 18 novembre 2006
Samedi 18 et dimanche 19 novembre : retrouvailles à Pontoise
Samedi après midi, je quitte mes cousins, et attaque une étape d’une trentaine de kilomètres, qui me conduit à Pontoise, chez Arnaud, mon ancien chef scout de Brest.
Arnaud est marié avec Maud, et ils ont trois enfants : Marguerite, Sarah, et Joss. En plus, mes potes scouts que je n’ai pas vu depuis deux ans, Daniel, Gwendal et Romain sont là. Arnaud a prévu une soirée crêpes, qui est plutôt joyeuse et bien arrosée…
Le lendemain, nous emmenons les enfants en forêt. Une fois de plus, c’est un week-end familial, avec cris d’enfants et rires des copains, bon repas et café au jardin, bref, super ambiance.

vendredi 17 novembre 2006
Vendredi 17 novembre : entrée progressive en région parisienne.
Chance de plus, le lendemain : à Villers Cotterêts, la ville proche, je trouve un marchand de cycles qui me répare en une heure la roue avant. Autre chance : il fait beau. Bon, il y a du vent, et sur les plaines, mon vélo présente une certaine prise qui rend l’effort un peu plus dur, mais ne nous plaignons pas, on a vu pire.

Je passe les charmants pueblos dont j’ignorais jusqu’à l’existence que sont Betz et Nanteuil sur le Haudouin, pour arriver à une petite ville dont j’ai déjà entendu parler : Ermenonville. On est encore dans l’Oise techniquement, mais socialement, on est en banlieue parisienne. Les rues sont proprettes, les boutiques coquettes, une beau château sert sans doute aux gros mariages ou aux séminaires des grosses boîtes.
Allez, encore un petit effort, une pause dans un pub, et à 17h, je suis chez mon cousin Tibo et sa femme Géraldine, à Luzarches. Leur petite Tiphaine, née il y à 5 mois, est l’objet de tous les regards. Il faut dire qu’elle est cool, la miss : pas de pleurs, pas de réveil la nuit, que des sourires, brefs, super bébé. Une fois de plus, je suis reçu comme un prince, Tibo ouvre une bonne bouteille de Bourgueil, et nous devisons jusque tard dans la nuit.
jeudi 16 novembre 2006
Mercredi 15 novembre: Traversée de l'Aisne
Laissant a bonne ville de Saint Quentin, je me dirige vers la non moins bonne ville de Soissons, située dans le même département, soixante kilomètres au Sud. Décollant évidemment assez tard, me voilà à nouveau dans une campagne charmante, douce, et pas trop pentue. Les maisons de brique se réchauffent sous les rayons de ce petit soleil d'automne bien agréable, bref, les conditions pour rouler sont bonnes.

Hélas, mon traditionnel retard n'aidant pas, voici la pénombre qui enveloppe les champs de son obscur manteau (notez la tournure poétique) et me voici sous la nuit dans les bois de Coucy le Château. Cherchant mon chemin du bourg vers Soissons, et me voyant une fois de plus acculé à la nationale, je suis apostrophé par un quidam qui sort de sa voiture, me demandant ce que je cherche, et si j'ai besoin de quelque chose. C'est David, l'instituteur de Coucy, intrigué par mon équipage, qui m'invite chez lui à boire une bière. Et me voici attablé avec mon nouvel ami, qui me fait comprendre que je suis le bienvenu pour la nuit si je veux. Je dois hélas me rendre chez ma soeur qui m'attend, et prend congé du sympathique David, qui m'offre en plus de son amitié le gilet réfléchissant qu'il me manquait pour rouler de nuit. Merci à toi, camarade, puissè-je rencontrer sur la route des hommes aussi ouverts et généreux!
Et voilà enfin Soissons, où ma chère sœur Hortense m'attend. Notre petit frère commun, Charles-Henri a aussi fait le déplacement, arrivant comme il se doit 1h30 en retard. La soirée se prolonge, marquée par l'arrivée de Tiphaine, collègue et complice d’Hortense, assez loquace sur les détails exotiques de leur métier.
Jeudi 16 novembre : Soissons et ses alentours
Au matin, ma sœur et moi avons rendez vous avec un journaliste du quotidien de l’Aisne, l’Union. Nous répondons à ses questions, avant de nous rendre au lycée, qu’Hortense me propose de visiter. Je peux faire toutes les photos que je veux, le proviseur m’ayant proposé un espace pour exposer mes photos et un lien de mon blog depuis le site du lycée. D’ailleurs, je lui rends la pareille : http://www.ac-amiens.fr/etablissements/0021476u/
Accompagné de la collègue Tiphaine, je visite donc les différentes parties du théâtre quotidien dans lequel ma sœur joue quotidiennement son rôle de professeur de français…C’est un lycée techniques, les ateliers s’enchaînent, les élèves, curieux, se prêtent au jeu de l’appareil photo, les enseignants, coopératifs, n’hésitent pas à interrompre les cours pour me présenter brièvement leurs activités. Enfin, nous déjeunons à la cantine, en compagnie du prof de philo, qui par la suite accepte de poser (à contre jour) accompagné des portraits de ses illustres prédécesseurs.
Mais il me faut reprendre la route, je projette un peu ambitieusement de faire les 70 km qui séparent Soissons du Luzarches. Je quitte donc l’appartement fraternel à 14h00 et prends la route du sud, direction la Ferté-Milon…
Hélas, trois fois hélas, au bout de trente kilomètres, arrivé justement à la Ferté-Milon (mauvais plan si vous avez un portable Bouygues), voilà que ma roue avant, voilée, me lâche. Je suis obligé de réparer, la nuit tombe, car il est déjà 16h30, il pleut, et malgré quelques coups de clé à rayons, impossible de continuer comme ça. Bon, peu importe, je fais le choix de déranger ma sœur, qui n’habitant pas loin, pourra, je pense, perdre une heure pour me sauver. Le seul problème est qu’elle a oublié son portable au lycée…
Espérant un rappel qui ne viendra pas, je profite du bar de la Ferté, le Narval, pour fêter le Beaujolais nouveau avec les autochtones. J’y fais connaissance de Mickael, 28 ans, chauffeur routier d’origine Italienne, qui écoute mon histoire avec attention, mais ne peut m’aider…l’ambiance est rude, les verres et les rires s’enchaînent, le tout dans la fumée, l’accent de l’Aisne, les histoires de foot et de règlements de comptes…après quelques canons et passé minuit, je me retrouve seul avec mon vélo. Chance, il ne pleut plus. Bon, ce soir, ce sera forêt…

mardi 14 novembre 2006
Mardi 14 novembre: en route vers le Sud!
En fait, dans un premier temps, il s'agit d'aller au Sud de Lille, donc pas encore trop au soleil...mon étape de la journée doit me mener à Saint Quentin, au terme de 100 km de route, donc une grosse étape.
Je quitte la métropole Lilloise vers 10h, soit une heure en retard, et ai tôt fait de me retrouver dans la campagne du plat pays situé entre Lille et Douai. Demandant mon chemin à un monsieur déjà âgé, me voilà embarqué avec ce dernier dans une conversation sur le vélo : il vient d'acquérir deux superbes bicyclettes allemandes pour lui et sa femme, seulement, ils n'en font plus, et voudrait bien revendre les vélos, alors au cas où je connaitrais quelqu'un...Lui racontant à mon tour mon histoire, je me retrouve dans sa cuisine, en compagnie de lui, de son épouse, et d'une bière, qui m'aidera à avancer. Ces gens sont très sympa, et évidemment impressionnés par mon aventure. Après une demi-heure de conversation, je mes quitte non sans leur avoir promis une carte postale de Jérusalem...
La route continue, je passe au large de Douai, traverse les campagnes et arrive enfin à Cambrai, vers 16h. Il ne pleut pas, mais il me reste 50 km ; j'ai par dessus tout envie de ne pas prendre la nationale qui mène à Saint Quentin. On me conseille le canal, dont les bords sont plats et calmes. Petit problème : au bout de 10 km, plus de chemin. La nuit est proche, plus qu'un seul moyen de gagner la ville : la Nationale. Bon, tant pis, je ferai attention aux autos.
Il est 20h bien sonnées quand j'arrive chez Irène, ma cousine, qui enseigne le français aux jeunes Saint Quentinois. Excellent accueil d'Irène et Ludovic, qui habitent un appartement du paisible centre ville de St Quentin, vont se marier le 14 juillet prochain, date butoir pour mon retour au pays...
lundi 13 novembre 2006
Du 10 au 13 novembre: Escale à Lille
Me voilà donc dans la capitale du Nord, hébergé comme un roi chez l'ami Vincent et sa femme Sophie, avec leurs filles, Alice et Marie.
La journée de samedi est marquée par la commémoration de l'Armisitice, au cours de laquelle Mrei, 7 ans, chante la Marseillaise avec ses camarads de classe...très impressionnant.
Le lendemain, promenade au zoo municipal de Lille, avec des amis de passage, et leurs enfants. Journée en famille hyper sympa...je dois dire que quand je les quitte le soir, je suis un peu serré...
Dimanche soir, retrouvailles avec Ludo et Aline, des copains d'école. Petite soirée peinarde dans leur appartement du vieux Lille. Je profite du lundi pour squatter la connexion de mes amis, remettant à jour mail et blog. Il faut aussi que je trouve un marchand de vélos pour effectuer quelques menus travaux en prévison de l'étape de demain...
La soirée est prévue chez FX et Isa, en banlieue Lilloise. FX est un pote d'école, qui travaille maintenant dans la bière. L'accueil est donc des meilleurs, une fois de plus nous passons une bonne soirée. 
vendredi 10 novembre 2006
Jeudi 9 et vendredi 10 novembre: sur la route du Nord
Après avoir quitté la vallée de la soif, fort des recommandations et des encouragements de l'ami Sylvain, je me dirige vers Lille, coupant la Somme pour passer en Pas-de-Calais.
Franchissant la Somme à midi le jeudi à Abbeville, je passe sans encombre les villes de Saint-Riquier, Auxi le Château, pour arriver à Saint Pol sur Ternoise, mon étape du soir, vers 17h00.
Après avoir visité la Mairie, les habitations de responsables d'associations sportives, le bar de Françoise et Léo qui fleure bon l'accent du Nord et où les clients m'offrent bière sur bière, j'arrive à la porte du presbytère, où le curé, visiblement fort occupé ne semble pas très intéressé par mon histoire...me voici à la rue, il est 20h00,et mon seul recours est l'abbaye de Belval, où les soeurs sont censées héberger les pèlerins égarés...Hélas, trois fois hélas, j'arrive sans doute trop tard, car personne ne m'ouvre la porte abbatiale.
Pas grave. Je suis équipé en conséquence, il faut bien utiliser le matériel un jour où l'autre. Ayant trouvé un sous bois abrité, j'y monte ma tente, et tente de ne pas mourir de froid la nuit durant.
A 7h00 le lendemain matin je suis reparti, à la recherche d'un café pour me réchauffer, café que je trouve au bout de quelques kilomètres, à Pernes. Plus qu'une vingtaine de kilomètres avant Béthune, donc Lille est proche. Après une pause sur la grand'place de Béthune, un coq au vin frites à emporter à Lavantie, une bonne pause au café des Fleurs à Nieppe, et j'arrive pour le dîner chez l'ami Vincent, autre collègue de Danone, en banlieue Lilloise.
mercredi 8 novembre 2006
Du lundi 6 au mercredi 8 novembre: la vallée de la soif!
Me voici chez l'ami Marco, collègue de chez Danone, qui certes habite à Rouen, mais se rend régulièrement sur ses terres, sur la côte Nord de la Normandie, à la limite avec la Picardie, dans la vallée d'Hyères.
Mon compère surnomme l'endroit "vallée de la soif", et j'ai tôt fait de comprendre pourquoi : dès que l'on s'arrête chez quelqu'un, on fête l'évènement au Saint Nicolas de Bourgueil, à la bière ou au pommeau... Les personnages des lieux sont attachants et inoubliables : Jean-Pierre qui a convoqué le tueux pour s'occuper de ses moutons, Philippe le restaurateur qui nous fait goûter vin et pâtés, Bruno et Brigitte qui étaient censés nous recevoir pour l'apéro et avec qui nous nous régalons avec voracité d'une superbe côte de boeuf.
Le soir, nous dormons au gabion, la cabanne de chasse de Marco, aménagée face à un étang, avec pour voisins les moutons, les chevaux, les canards, une colonie de cygnes qui se pose durant la nuit.
Une rencontre inoubliables est celle avec Sylvain, le patron de la Cafet'Hyères, bar natal de Marc. Sylvain a racheté le commerce il y a un an, et se bat pour le faire vivre et y réunir les habitants de la région. Enthousiasmé par mon idée, Sylvain fait venir un représentant du journal local, l'Informateur. Mon interview est dispo sur www.linformateur.com, vous pouvez même la télécharger: Interview_Informateur























